Table ronde sur les difficultés scolaires : cherchons les dessous !

Sous la présidence du Dr Néjib Mezghani, pédopsychiatre, l’Association pour la Promotion de la Santé Mentale de l’Enfant et de l’Adolescent (APSMEA) a organisé, samedi 21 janvier 2012, une table ronde portant sur le thème des difficultés scolaires chez l’enfant.

Un très grands nombre de parents accompagnés de leurs enfants, des enseignants, pédopsychiatres, psychomotriciens, orthophonistes, psychologues, représentants de la santé et des membres de l’APSMEA ont répondu présents à l’appel pour participer à cette table ronde tenue à Beit El Hikma à Carthage. Cette rencontre avait pour objectif d’animer un débat quant aux différents aspects des difficultés scolaires chez l’enfant.

En un premier coup d’œil, ce qui a été le plus frappant, c’est que la salle était archicomble. Plusieurs personnes n’ont même pas pu prendre un moment de répit! A trente minutes à peine du démarrage de la rencontre, tous les sièges étaient déjà occupés… De nombreuses personnes ont dû prendre leur mal en patience et rester debout plus de deux heures durant. Il faut dire que le sujet traité a pu tenir en haleine les nombreux parents en quête de réponses à leurs multiples questions jusque-là restées sans réponses au point qu’ils ont oublié le fait qu’ils soient tenus sur pieds plusieurs heures d’affilée!

Enfants en bas âge, élèves en primaire, pubères et adolescents étaient également de la partie ! Et même si l’impatience des parents intervenants a viré, un tant soit peu, à l’anarchie, l’on peut comprendre que ces géniteurs, venus massivement, doivent souffrir le martyre à la recherche d’un brin d’espoir concernant l’avenir scolaire de leurs enfants qu’ils voient comme incertain !

Par moments, Dr Mezghani et l’équipe qui l’accompagne ne pouvaient plus écouter un seul mot prononcé par les intervenants. De fait, ces derniers semblaient aux abois et chacun tenait à avoir la parole et à exposer le cas de ses propres enfants. Pour remettre un peu d’ordre, les membres de l’APSMEA ont dû rappeler la présence au calme pour que chacun puisse avoir la chance de s’exprimer et pour qu’une communication fructueuse puisse avoir lieu.

 

Les enfants à problèmes

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysgraphie…étaient au cœur même des discussions de cette rencontre. Dans ce cadre, Dr Mezghani a expliqué que les difficultés scolaires doivent toujours renvoyer à la vérification de l’existence de problèmes latents.

« Il est du rôle des parents et des instituteurs de détecter la moindre anomalie chez l’enfant. Et le plus tôt sera le mieux ! Au moindre doute, l’enseignant doit diriger l’enfant vers le médecin scolaire qui, lui, devrait orienter les parents et les inciter à faire soumettre l’enfant à un ensemble d’examens médicaux. En effet, les praticiens devraient d’abord vérifier si l’enfant souffre d’un handicap particulier notamment un autisme, un retard mental…

Une fois ces causes éliminées, l’enfant devrait être vu par des spécialistes. Ces derniers pourront confirmer ou pas s’il y a un problème de dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysgraphie… avec toute la famille des (dys), ou encore s’il a un problème d’hyperactivité, de difficultés de concentration.

Il est à préciser que ces problèmes sont bien fréquents chez les enfants. On parle d’un pourcentage qui va de 3,5 à 4% d’enfants qui auraient des difficultés de concentration. Ce problème existe plus chez les garçons que chez les filles. Et il est souvent lié à des éléments génétiques, notamment une carence en dopamine. Ces enfants impulsifs et hyperactifs devraient, théoriquement, jouir d’un dispositif de prise en charge par la médecine scolaire.

Si toutefois aucune mesure n’a été prise, les parents peuvent toujours s’adresser à l’APSMEA, qui chargera des psychomotriciens et des orthophonistes pour évaluer l’enfant et déterminer son problème. Parce que chaque cas est particulier et chaque enfant est unique et il faut qu’un diagnostic soit dressé pour qu’on cerne le problème afin de pouvoir y remédier. »

 

Bibi

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