Souffre-douleur des camarades : attention l’enfant est en danger !

Souffre-douleur des camarades : attention l’enfant est en danger !

Généralement, l’enfant « méchant » le montre et laisse transparaitre des signes. En revanche, celui qui est dans la peau de la victime, vit sa souffrance dans le silence. Comment le savoir alors ?

 

Les baromètres psychologiques

Hormis l’agression physique qui laisse des traces, la persécution psychologique est difficile à déceler. Mais les psychologues et pédopsychiatres ont une sorte de « baromètre » pour sonder la souffrance des enfants.

Si ces derniers manifestent une tristesse, un désintérêt subit à l’école, s’ils n’ont aucun « ami » parmi les camarades, s’ils s’enferment dans leurs chambres et semblent cacher une grande colère, cela doit mettre la puce à l’oreille des parents ! Parce qu’un élève persécuté sans cesse par ses camarades souffre profondément ! A contrario, si un enfant devient méconnaissable et que d’un coup, s’il est différent de ce qu’il a toujours été auparavant et a l’air « méchant » et « mauvais », c’est qu’il essaie de ressembler aux autres pour se faire accepter et se tailler une place afin de mettre fin à sa grande souffrance!

 

Le portrait du souffre-douleur

A tort, lorsque l’enfant est le souffre-douleur des autres, les parents ont  tendance à chercher en lui le « défaut » ou même à se reprocher des choses en tant que parents ! Il ne faut jamais se mettre sur le banc de l’accusé ! Si l’enfant est persécuté, ce n’est ni de sa faute, ni la faute de ses parents ! Ce sont les autres qui ont tort, et le fait d’entrer dans cette logique ne va que nourrir des complexes chez l’enfant-victime, qui lui n’a absolument rien fait de mal !

Il n’existe donc pas de « souffre-douleur type » ! Un enfant est la cible de ses camarades sans qu’il n’y ait de raisons ! Il peut s’agir de l’élève le plus brillant, de celui en difficulté, d’un élève timide, sage, issu d’une famille pauvre ou d’une famille riche… Bref, il peut s’agir de n’importe quel élève et nul n’est épargné !

 

Comment ça se passe ?  

De l’intimidation aux agressions physiques en passant par l’exclusion, la dérision, la moquerie, le sarcasme, la ridiculisation, les brimades, tout y passe malheureusement ! Ceci dit, il arrive aussi que l’enfant soit persécuté sans qu’il n’y ait une forme d’agressivité directe : Si tous ses camarades l’ignorent totalement et quittent les lieux dès qu’ils l’aperçoivent, ça lui suffit pour comprendre qu’on le rejette ! Peu importe la manière, cela rend la vie dure à l’élève-victime…

L’humiliation que la cible ressent est vraiment une lourde épreuve. Et ceci revient de manière récurrente dans la mesure où l’enfant doit surmonter cette cruauté au quotidien ! Cette peine est double lorsque les persécuteurs forment tout un groupe.

 

Comment l’aider ?

Il faut d’abord se rendre compte que l’enfant persécuté est absolument en danger ! Dès que les parents suspectent un harcèlement, il faut lui poser et immédiatement des questions précises. Mais il faut d’abord lui montrer qu’on veut l’aider et que notre rôle est de le protéger. Il ne faut surtout pas adopter un ton sévère, mais se montrer très rassurant parce qu’il est déjà assez terrifié et peut se croire, à tort, coupable de quelque chose!

De plus, l’enfant s’en veut parce qu’il ne peut pas se défendre. Et ce qu’il craint par-dessus tout, c’est de perdre l’estime et l’appui de ses parents. S’il ne se confie pas, on ne doit pas croiser les bras ! Il peut préférer de souffrir seul et en silence que d’impliquer ses parents. L’on doit donc mener une enquête d’investigation : débarquer à l’école à l’improviste et sans se faire voir à des heures différentes et choisir les moments où les élèves seront réunis en récréation ou à la cantine…

Une fois que la persécution est confirmée, il faut agir immédiatement : Il faut alerter l’école ainsi que les parents des persécuteurs et les responsabiliser. S’il le faut et s’il le veut, on change l’enfant de classe.

En parallèle, on lance de nouvelles relations amicales entre l’enfant victime et d’autres camarades bien plus sains d’esprit pour qu’il ait, à son tour, un groupe d’amis et ne se sente plus seul. On invite ses nouveaux amis et leurs parents et on fait en sorte que ces retrouvailles soient réussies. Cela donnera à l’enfant des outils pour se défendre et reprendre confiance en lui.

 

Bibi

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