Savez-vous ce qui se passe quand on secoue bébé ?

Peut être avez-vous déjà entendu parler du père condamné à quatorze  ans de réclusion criminelle pour avoir secoué violemment sa fille, encore âgée de quelques semaines, au point de lui causer la mort ou encore l’affaire de la maman qui encourt  30 ans d’emprisonnement pour avoir provoqué la mort de son bébé de sept mois après avoir été secoué.

 

Le dénominateur commun de tous ces procès et bien d’autres, concernant des bébés qui sont volontairement ou non tués, est ce qui est appelé « le syndrome du bébé secoué ».

 

 

C’est quoi le syndrome du bébé secoué ?

 

La majorité des bébés victimes de ce syndrome ont moins d’un an avec un âge moyen de sept mois. Secouer bébé, parfois même un nouveau-né, par une personne adulte serait semblable à une bataille à armes inégales. En effet, ceci consiste à infliger à bébé des mouvements qui ressemblent à des oscillations répétitives et violentes. Ce balancement vigoureux est à l’origine de déchirures et de ruptures de vaisseaux et de nerfs avec comme principales conséquences des hémorragies cérébrales, des hémorragies oculaires, des déficits moteurs, un développement cérébral perturbé avec un retard mental et, bien entendu, la mort dans un nombre non négligeable de cas.

 

Il est estimé qu’en moyenne 18% des bébés meurent, 40% ont des séquelles neurologiques et le tiers restant peut s’en sortir intact mais persiste, tout de même, le risque de développer à long terme un retard psychomoteur, des troubles de l’apprentissage et même l’installation de crises épileptiques.

 

Le stress, l’irritabilité et la fatigue des personnes qui surveillent bébé et les pleurs incessants et insupportables de ce dernier sont considérés comme les causes directes majeures de ce syndrome.

 

 

Comment reconnaît-on un bébé secoué ?

 

Une somnolence inhabituelle on brutale, des vomissements, des ecchymoses ou des hématomes cutanés, une paralysie ou des crises convulsives chez un bébé d’habitude bien portant, doivent alerter les parents et les amener à consulter sans délais. Dans certains cas, c’est à l’occasion d’un arrêt cardio-respiratoire chez un bébé considéré en bonne santé que ce syndrome est évoqué.

 

Le contexte est aussi évocateur, en l’occurrence, des parents frustrés, une nourrice inexpérimentée et un bébé qui pleure sans arrêt sont autant d’éléments qui peuvent aider au diagnostic. Sachez que les parents qui secouent leurs bébés n’avaient nullement l’intention de lui faire du mal et leur unique but était de le calmer mais ça peut virer au cauchemar.

 

 

Comment éviter de secouer son bébé ?

 

Si après l’avoir fait manger, changé et dorloté, bébé continue tout de même de pleurer, la meilleure solution reste de quitter la chambre où il se trouve ou de le confier à une tierce personne de confiance.

 

Après la fin du congé de maternité, la maman doit s’assurer des qualifications de la nourrice à laquelle elle confiera son enfant.

 

La meilleure attitude préventive est le contrôle de son niveau de colère et ne jamais secouer son bébé quel que soient les circonstances ; ces quelques secondes peuvent être fatales.

 

 

E.K.L