Mort subite du nourrisson : De la prévention, rien que la prévention !…

Toutes les mamans, notamment les jeunes d’entre elles, ont ce réflexe de regarder de près leur bébé lorsqu’il dort pour s’assurer qu’il se manifeste en respirant à pleins poumons. C’est un geste naturel et maternel, mais pourquoi ?

 

En effet, les mamans entendent tellement parler du phénomène de la mort subite du nourrisson (MSN) qu’elles ne peuvent s’empêcher d’avoir ce réflexe rassurant et tranquillisant concernant la vie du bébé. Il faut dire que la mort subite du nourrisson n’avertit, souvent pas. Au contraire elle est synonyme d’un décès inopiné du nourrisson au cours de son sommeil, alors que tout laissait entendre qu’il se trouvait en bonne santé.

 

Cette MSN intervient, dans 75% des cas, à un âge compris entre deux mois et cinq mois Le risque diminue au fur et à mesure que l’enfant grandit. Ce risque devient presque nul au-delà d’un an, sachant que les bébés sont plus souvent touchés en hiver qu’en été, et que les garçons sont plus concernés que les filles.

 

Le hic est que les origines restent difficiles à déterminer avec précision et la cause exacte de la mort subite du nourrisson demeure, jusqu’à nos jours, une énigme.

 

On a successivement expliqué cette mort par l’étouffement, les apnées du sommeil, le dysfonctionnement du système nerveux autonome ou le reflux gastro-œsophagien. Toutefois, aucune de ces explications n’est satisfaisante à elle seule. La théorie actuelle est celle d’une association de plusieurs facteurs survenant à un moment donné chez un enfant donné, et entraînant la mort par des mécanismes variés.

 

C’est ce que l’on s’accorde à appeler les trois « M » de la mort subite, à savoir le Milieu, les Maladies et la Maturation des contrôles végétatifs du nourrisson.

 

Devant cet état de fait, le meilleur moyen de lutte contre le drame demeure l’observation d’un ensemble de conseils et de comportements préventifs. Parmi ces conseils, on mentionnera, notamment :

 

  • La renonciation définitive à la cigarette dès le début de la grossesse et l’interdiction à toute personne de fumer en présence de bébé ou dans les pièces où il dort.
  • La pièce dans laquelle il dort doit être quotidiennement aérée et sa température ne doit pas dépasser 20°C si bébé a moins de deux mois et 18°C s’il a plus de deux mois.
  • Ni peluche, ni objet, ni cordon, ni oreiller dans le lit. Bébé dormira sur le dos. En effet, les études ont montré que couché sur le ventre, il se réveille moins facilement.
  • Le visage de bébé doit rester bien dégagé et un nid d’ange léger remplacera idéalement la couette.
  • Le matelas doit être ferme et s’adapter correctement au cadre du lit. L’espace entre les barreaux du lit ne doit pas dépasser 6,5 cm.
  • Ne jamais empêcher bébé de dormir. Et sous aucun prétexte, il ne doit être maintenu éveillé afin qu’il dormira mieux la nuit. Il faut, impérativement, respecter son rythme et son besoin de sommeil.
  • Assurer une surveillance régulière de bébé lorsqu’il dort, particulièrement s’il a beaucoup pleuré avant de s’endormir.
  • Il ne faut point hésiter à prendre rapidement contact avec le pédiatre si bébé présente un comportement inhabituel, s’il présente des épisodes de pâleur ou de cyanose, s’il a des malaises, s’il respire mal ou bruyamment ou s’il transpire anormalement en dormant ou en tétant.

 

En fonction des symptômes, le pédiatre effectuera des examens complémentaires ou fera pratiquer un test du sommeil, à la recherche d’apnées obstructives ou d’un autre trouble éventuel du contrôle des fonctions vitales.

– Aucun médicament ne sera administré à bébé sans prescription médicale. Il faut faire, particulièrement, attention aux sédatifs qui peuvent avoir un effet négatif sur sa fonction respiratoire.

 

En suivant ces conseils et ces préventions, bébé dormira mieux. Maman aussi…

 

M.B.H