Médecine scolaire et universitaire : Pour un meilleur développement physique et mental

medecine-scolaire-TunisieLes élèves de Tunisie viennent de reprendre le chemin de l’école dans un contexte difficile à tous les niveaux, social, économique, politique et sanitaire. Sur ce dernier point, il est utile de mentionner que de nombreuses mesures ont été prises pour renforcer la prévention de toute apparition des différents types de grippes, sans oublier le suivi des vaccinations habituelles.

  Ces mesures sanitaires s’inscrivent dans le cadre de la « la mobilisation ordinaire et périodique de tous les moyens humains et matériels et des services nécessaires pour assurer le début de la nouvelle année scolaire et universitaire dans les meilleures conditions possibles ».

  C’est ainsi que comme chaque année, la direction de médecine scolaire et universitaire (DMSU) du ministère de la Santé publique a mis en place un programme pour assurer aux élèves et aux étudiants des examens médicaux gratuits.

  Des médecins ont été affectés dans les universités pour contrôler les cas de maladies dangereuses et chroniques chez les étudiants, afin de pouvoir suivre leur état de santé et leurs résultats universitaires. A l’autre extrémité de la pyramide des âges, les enfants de première année de maternelle sont soumis à des contrôles sanitaires plusieurs mois avant d’être inscrits à l’école. Ce dépistage a lieu de janvier à juin, et les futures élèves doivent passer des tests pour déceler d’éventuelles maladies et des problèmes de développement.

 

Suivi et examens gratuits

 

  Selon Dr Mounira. Garbouj, directrice de la médecine scolaire et universitaire, le ministère de la Santé organisera, également comme d’habitude, des « ateliers sur des thèmes variés tels que la prévention contre le  tabagisme et la grippe, le maintien d’une bonne santé physique et d’une bonne hygiène, la sensibilisation aux risques des accidents et l’utilisation conforme de médicaments sur prescription » tout au long de l’année avec la participation des élèves.

  Et comme chaque saison, la direction de la médecine scolaire et universitaire s’active actuellement à renforcer les campagnes de prévention, de sensibilisation et d’information sur les pathologies en milieu scolaire et universitaire en collaboration avec les différentes parties concernées.

  Ainsi, les visites médicales qui s’effectuent au début de chaque cycle scolaire ont pour but de prévenir et d’enrayer le risque d’une maladie pouvant constituer un facteur d’échec scolaire. D’où un taux de couverture variant selon les établissements. Il est supérieur à 90% dans les écoles et les lycées. 75% dans les jardins d’enfants et les crèches et 61% dans les kouttebs.

Au niveau universitaire, les nouveaux bacheliers ont effectué l’examen médical, du 1er juillet jusqu’au 15 septembre 2009, dans le centre médical le plus proche de leurs lieux de résidence.

  Une initiative qui vise à épargner aux étudiants le déplacement jusqu’à leur établissement d’affectation pour accomplir l’examen médical. Parmi les autres prestations, figurent le suivi des dossiers médicaux pour les nouveaux inscrits à chaque cycle, l’inspection des restaurants et foyers universitaires, le contrôle du personnel et la sensibilisation de toutes les parties concernées par l’hygiène.

L’objectif essentiel étant de protéger et promouvoir la santé des élèves et des étudiants pour leur assurer un meilleur développement physique et mental.

 

L’hygiène, un enjeu capital

 

La place de l’hygiène, entrant notamment dans le cadre de la prévention des maladies transmissibles, a été démontrée et valorisée dans les établissements. L’école se doit d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions de sécurité, d’hygiène et de bien-être.

  Le taux de couverture des établissements scolaires dépasse les 98% mais il est en deçà de ce taux dans le cycle primaire où les conditions d’hygiène devraient être améliorées. En ce qui concerne le cycle préscolaire, qui compte plus de 80 mille nouveaux élèves, la direction de la médecine scolaire et universitaire compte renforcer les visites d’inspection aux institutions et établissements préscolaires dont le nombre dépasse les 3500 en vue de vérifier leur conformité au cahier des charges.

  Dr Mounira Garbouj directrice de la médecine scolaire et univer
sitaire appelle à développer davantage les ressources humaines et à assurer une meilleure organisation du travail afin d’atteindre l’efficacité requise et de fournir à cette population, dans toutes les régions du pays, des prestations médicales de qualité.

  Elle ajoute que « l’amélioration des conditions de travail du personnel médical contribuera à mieux encadrer et mieux superviser cette population et de voir de près leurs préoccupations  » Il est vrai comme l’ont souligné certains praticiens que dans certaines régions, les équipements et la logistique manquent pour le déplacement du médecin ou de l’infirmier.

  C’est ainsi, ajoute t-elle, qu’elle lance un appel au corps médical à collaborer plus avec la DMSU et la saisir, des éventuelles anomalies constatées afin d’offrir à nos jeunes des soins de qualité.

 

Hlaoui Noureddine