Le cauchemar chez les enfants, un phénomène passager à ne pas négliger

Le cauchemar chez les enfants, un phénomène passager à ne pas négliger

Bien qu’il ait été scientifiquement prouvé que nous rêvons toutes les nuits, la peur des cauchemars ou toute autre anxiété ou fausse croyance par rapport aux rêves et à l’inconscient peut empêcher le rappel de rêve.

Même s’ils peuvent toucher toutes les personnes et à tout âge, il est communément admis que les enfants sont les plus concernés par ce phénomène. En effet, les cauchemars sont fréquents durant les toutes premières années de l’enfance. Ils s’estompent vers 5 ans, avant de revenir passagèrement aux environs de la 10ème année, pour disparaître, une fois pour toutes, juste après.

Il est utile de savoir qu’il existe deux sortes de rêves désagréables. Tout d’abord, il y a le cauchemar qui survient, le plus souvent, vers la fin de la nuit, au terme d’un cycle de sommeil, durant la phase de sommeil paradoxal.

Les cauchemars les plus classiques chez l’enfant sont constitués de fantômes, de dragons et d’autres monstres aperçus au cours de la journée à la télévision ou dans les livres. Parfois, ils expriment ses conflits intérieurs comme la jalousie d’un cadet, la sévérité d’un parent, etc.

Les rêves sont, donc finalement, le reflet de ce qui habite les gosses. Chez les enfants, à l’origine, on peut citer, entre autres, la rentrée scolaire, l’arrivée dans une nouvelle école, la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, un déménagement, une dispute entre les parents. Bref, tout événement familial ou social, qu’il soit heureux ou difficile, peut causer une perturbation du sommeil des bambins, plus particulièrement, ceux âgés entre 3 et 6 ans.

 

Le second cas est « terreur nocturne ». Cela se traduit par une agitation au cours des premières heures de la nuit pendant le sommeil profond de l’enfant. Le plus souvent, il se réveille en sursaut, hurle, pleure et est en sueurs. L’autre caractéristique de la terreur nocturne, est que le lendemain, le gosse n’a aucun souvenir de l’épisode. Ces manifestations peuvent survenir lorsque l’enfant ne fait plus de sieste dans la journée, il a alors du mal à s’adapter à son nouveau rythme. Elles sont aussi parfois révélatrices de réels conflits intérieurs.

Que faut-il faire pour remédier un tant soit peu à ces situations ? Lorsque l’enfant se réveille en proie à un cauchemar, il faut l’apaiser, le consoler et l’écouter s’il a envie de décrire ce qu’il vient de vivre. Une fois rassuré, il devrait se rendormir sans problème.

Mais le plus important reste la façon d’agir durant la journée ? En effet, les parents sont appelés à cesser de faire peur à leurs gosses en les menaçant avec des images tels que « l’ogre », le « médecin, », « l’infirmier et la piqûre », «  le dragon » et bien d’autres « doudouma ».

 

Ces mêmes parents doivent, plutôt, entamer une discussion de fond à propos de ces cauchemars. Il faut lui rappeler que les monstres n’existent pas, regarder avec lui les livres ou les films qui les abritent… et les aider à dépasser les peurs que ces créatures suscitent.

 

M.B.H