La synéchie, un risque réel pour l’utérus

ovaire-utérus-santé-tunisieLa synéchie est un terme très peu connu du commun des citoyens, s’agissant d’un phénomène assez rare, certes, mais très probable. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

C’est l’accolement des deux faces de l’utérus. Or, normalement l’utérus est comme une cavité creuse revêtue d’une muqueuse faisant éviter à une face ne de s’accole à l’autre. Toutefois, si la muqueuse s’abîme et disparaît, alors les deux faces de la cavité peuvent se coller l’une à l’autre et, de ce fait diminuer la taille de la cavité, ce qui peut compromettre le déroulement d’une grossesse. Mais à quoi sont dues ces synéchies ?

Le plus souvent il s’agit d’une conséquence d’une fausse couche et de l’altération de la muqueuse provoquée par la grossesse ou la rétention de débris de celle-ci. Il peut s’agir également de suites d’accouchement (parfois après césarienne), surtout après une infection, voire également mais plus rarement à la suite d’une chirurgie de l’utérus. Comment fait-on le diagnostic ?

Le plus souvent le diagnostic est fait sur une hystérographie, elle-même pratiquée dans le cadre d’un bilan d’infertilité : on y découvre alors un accolement plus ou moins étendu des faces.

Parfois le diagnostic est évoqué devant l’absence de retour des règles après une intervention chirurgicale (curetage, accouchement, césarienne, myomectomie) ou une diminution très importante de celles-ci : on parle alors d’aménorrhée (absence de règles) ou oligoménorrhée (diminution du volume des règles). Comment traite-t-on les synéchies ?

Les synéchies sont traitées au mieux par voie hystéroscopique : on introduit un hystéroscope opérateur dans la cavité puis les ponts fibreux synéchiques sont sectionnés précisément sous contrôle de la vue.

Les résultats, en matière de restauration de la fertilité des traitements hystéroscopiques, dépendent de l’importance initiale de la synéchie : si les résultats sont très bons pour les synéchies peu étendues, ils deviennent plus limités pour celles qui atteignent plus des deux tiers de la cavité.

Dans tous les cas, ces traitements sont parmi les plus difficiles de toute l’hystéroscopie opératoire et demandent une expérience chirurgicale importante

N.H