La crèche : son réel apport pour bébé

Commençons d’abord par définir ce qu’est une puéricultrice. Une puéricultrice est la personne spécialiste en puériculture qui, par l’intermédiaire d’une multitude de procédés, est censée servir et soutenir un développement physiologique et psychologique décent de l’enfant en bas âge.

Dans la crèche, les petits pensionnaires sont répartis selon leur âge. Les bébés s’y retrouvent avec d’autres enfants et d’autres adultes, ils sont donc stimulés et sollicités en permanence et ne risqueraient pas de s’ennuyer. Tout petits déjà, ils s’échangent leurs idées et leurs joies grâce à une façon de communiquer et un comportement qui leur est propre. La crèche permet aux enfants de bâtir et de forger leur personnalité et les pousse à apprendre à se débrouiller. Ce microclimat de bébés aurait même un impact sur l’amélioration des rapports parents-enfants

La directrice d’une crèche est amenée à élaborer un programme pédagogique pour la crèche qui repose sur des jeux d’éveil pour les enfants visant à leur épanouissement, leur socialisation, leur autonomie et le développement de leur intelligence et de leurs dons, des séances de chant, des contes, des sessions de dessin et de coloriage, du jardinage, la sieste…C’est à elle que revient l’organisation du programme de la journée, l’animation de l’équipe au sein de laquelle elle évolue et la décision de privilégier la pratique de certaines activités plus que d’autres.

La directrice doit, également, veiller à appliquer les règles primordiales de sécurité et d’hygiène dans les locaux de la crèche. En effet, dans la crèche, aménagée selon des normes strictes de sûreté, le contrôle et la vigilance doivent y être drastiques et la propreté des locaux ainsi que les soins prodigués aux bébés irréprochables.

C’est à la directrice que s’adressent les parents en cas d’interrogations, de problèmes, d’explications ou de difficultés. La directrice travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire qualifiée normalement constituée d’auxiliaires en puériculture, d’animateurs pour enfants, d’un médecin pédiatre, d’un psychologue, d’une cuisinière et d’agents d’entretien.

La majorité des auxiliaires en puériculture sont des femmes. L’auxiliaire en puériculture doit avoir en priorité un sens de la responsabilité, de l’observation et de l’analyse. Elle doit être munie d’un relationnel intelligible, d’une approche facile et plaisante et d’une capacité d’écoute inépuisable.

Chaque auxiliaire en puériculture devrait animer un groupe de 5 enfants de moins d’un an ou un groupe de 10 si leur âge va de 1 à 3 ans. Elle est tenue de les recevoir, de participer à leurs activités éducatives, de partager et de canaliser leurs plaisirs et jeux, de les faire manger, de veiller à leur hygiène, de les inciter à se reposer quand c’est nécessaire et de faire attention à leur sommeil.  

Si vivre en collectivité est l’un des buts essentiels de la crèche, le revers de la médaille est bel et bien le risque inévitable de contagion entre les enfants. Les bébés, surtout pendant l’hiver, passent le plus clair de leur temps à relayer les infections aussi bien virales que bactériennes. Les infections de la sphère oto-rhino-laryngologique et les gastroentérites sont les plus fréquentes.

 Placer un bébé dans une crèche pourrait aussi avoir des conséquences psychologiques car s’éloigner de sa douce maman chérie n’est pas toujours une mince affaire. Le bébé vivra cette toute nouvelle séparation comme un vrai traumatisme et c’est à l’éducatrice, qui est responsable de bébé, de pallier à l’absence physique de la mère et d’essayer de combler cette insuffisance affective pendant la journée. La maman devrait participer à l’adaptation de son nourrisson en lui parlant de ce qui se passe, en prolongeant la période d’adaptation de jour en jour et surtout en communiquant avec la personne qui l’encadre.

N’oubliez pas que la crèche est indispensable pour le développement psychomoteur, l’épanouissement, l’intégration et la socialisation de bébé, aussi bien dont la maman travaille que celui dont la mère est au foyer, car communiquer avec ses semblables n’a pas d’égal.

 

E. K. L