Etude comparative tunisienne sur le pronostic maternofœtal de l’accouchement des macrosomes

Le diabète gestationnel était diagnostiqué chez 10,5% des mamans contre 5,1% seulement dans le groupe contrôle.

La majorité des bébés avaient un poids de naissance compris entre 4kg et 4,250 kg avec une nette prédominance masculine. Trente pour cent des mamans avaient accouché à 41 semaines d’aménorrhée tandis que dans la population générale, ce pourcentage est de 22,3%.

Ce qui était remarquable également est que la fréquence de la macrosomie augmente avec la parité.

La plupart des mères incluses dans cette étude avaient accouché par voie basse, vient ensuite l’accouchement par césarienne dans 24% des cas.

Les complications  maternelles étaient dominées par l’hémorragie du postpartum et les ruptures périnéales (perineal tears ?).Chez les bébés, la dystocie de l’épaule ainsi que la souffrance fœtale aigue (ayant nécessité leur admission en unité de soins intensifs) étaient les complications majeures.

Plusieurs études avaient mis l’accent sur les principaux facteurs de risque incriminés dans la macrosomie que sont essentiellement : le diabète gestationnel, le surpoids ou l’obésité de la maman avant la grossesse et la prise de poids excessive de plus de 25% durant la grossesse, l’accouchement post-terme et la multiparité.

Il faut rappeler, toutefois, que les études sont très controversées concernant le diabète et son influence sur le poids du bébé. Si certains travaux ont échoué à établir une relation quelconque entre ces entités surtout s’il s’agit d’un diabète bien équilibré, d’autres équipes ont, par contre, mis en évidence un étroit rapport entre des taux élevés de glycémie et la macrosomie fœtale.

Dans tous les cas, on insistera sur l’importance de la prévention des facteurs de risque précédemment cités.

 

E.K.L