Et si l’hyperémèse gravidique était génétiquement déterminée ?

Et si l’hyperémèse gravidique était génétiquement déterminée ?

Il semble que l’inconfort digestif, les nausées et les vomissements matinaux importants, connus sous le terme d’hyperémèse gravidique, survenant chez certaines femmes enceintes dont la Duchesse de Cambridge, soient codés par deux gènes, le GDF15 situé sur le chromosome 19 et l’IGFBP7 situé sur le chromosome 4.

Connus auparavant pour leur rôle dans la cachexie (affaiblissement important dû à une dénutrition sévère), le GDF15 et l’IGFBP7 seraient impliqués dans le développement du placenta et joueraient un rôle non négligeable dans la régulation de l’appétit.

Une étude comparative de l’ADN, via leurs échantillons salivaires, de femmes enceintes et souffrant d’hyperémèse gravidique ainsi que de celles ayant une grossesse qui se déroule sans problèmes avait montré un rapport étroit entre les deux gènes sus-cités et l’hyperémèse gravidique et il a été aussi rapporté une expression anormale des protéines de ces gènes dans le sang des parturientes malades.

Une telle découverte ouvre sans doute la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques pour cet état insoutenable et difficilement supportable par les femmes.

E.K.L

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