Enfants et écrans :La prudence est de rigueur !

Enfants et écrans :La prudence est de rigueur !

Si dans les pays européens, et occidentaux en général, des études ont été élaborées sur la question afin d’en évaluer l’impact du phénomène sur la santé des jeunes, aussi bien physiquement que mentalement, qu’en est-il en Tunisie où on assiste aux mêmes problèmes dus aux écrans ?

En effet, le sujet n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et de faire soulever les inévitables points d’interrogation, à savoir : les écrans sont ils nocifs pour les enfants ? Et pour la vie familiale ? Certaines études montrent que si le temps passé devant les écrans est régulé par les parents  et que ces derniers s’intéressent à ce que font leurs enfants sur ces écrans, il n’y a pas de problèmes. Mais on se demande s’il est possible de surveiller ses enfants quand, en moyenne, entre 4 et 5 écrans se trouvent à l’intérieur de chaque foyer ?! Rude tâche pour les parents que de contrôler tous ces écrans ! N’est-ce pas ?

Le psychiatre et psychanalyste français, Serge Tisseron,  relativise les angoisses et plaide en même temps pour une régulation. Il préconise ce qui suit :pas d’écran avant 2 ans, une heure par jour pour les mômes âgés entre 3 et 6 ans, 2 heures pour ceux ayant entre 6-9 ans et 3 heures au-delà. ”.

Il semble, toutefois que « dans le mal, il faut choisir le moins pire ! En effet, une autre étude scientifique, assez récente menée par la célèbre neurologue britannique Susan Adele Greenfield, vient de montrer que d’une manière générale, les écrans d’ordinateur sont très mauvais pour le développement du cerveau des enfants.

Que ce soit en jouant en réseau, en surfant sur le net ou en jouant avec des jeux éducatifs, censés être « bons » pour le cerveau, les écrans et plus généralement l’ordinateur ou les consoles, génèrent un éveil trop intense pour le cerveau, ce qui provoque un effet d’addiction. Cet état d’addiction cérébral peut littéralement désactiver de manière temporaire les connexions qui se font dans le cerveau, ou pire provoquer une dégénérescence permanente, pouvant aboutir à une « démence » de l’enfant.

Ne vous alarmez pas trop, Mark Griffiths, un psychologue et directeur d’un centre de recherche sur le jeu à l’Université de Nottingham, assure, quant à lui, qu’il n’y a aucune preuve scientifique qui prouve ce qu’avance Susan Adele Greenfield.

En tout état de cause, mieux vaut ne pas tomber dans les excès et qu’on peut consommer de tout, à condition que ce soit fait avec modération.

 

M.B.H