25 ans après, ils se sont révélés dangereux

radio-therapie-cancer-mastectomieLa radiothérapie post mastectomie ne serait pas sans conséquences notamment sur le cœur, les poumons et le cerveau, selon une récente étude parue dans « European Journal of Cancer ».

Un total de 1100 patientes avait été étroitement suivies sur une période de 25 ans. Les patientes pré-ménopausées avaient reçu de la radiothérapie (RT) seule, du cyclophosphamide (C) seule ou l’association des deux. De leur côté, les femmes post-ménopausées avaient été traitées par de la RT seule, du Tamoxifène (Tam) seul ou l’association des deux (RT + Tamoxifen). Les informations relatives aux motifs d’hospitalisation, décès et causes de décès étaient relevées des registres nationaux.

L’addition de la RT au cyclophosphamide a augmenté le risque de mortalité par cause cardiaque  jusqu’à 0,8% chez les femmes pré-ménopausées. Ce risque a augmenté chez les patientes post-ménopausées de 10,5% à 18,4% après l’adjonction de la radiothérapie, de même pour les maladies cérébrovasculaires dont le risque de mortalité a augmenté de 3,4% à 8,7% après l’addition de la RT au Tamoxifène. Ces différences ne se sont nettement mises en évidence que pendant la deuxième décade de l’étude.

Non seulement la radiothérapie délivrée aux patientes opérées pour cancer mammaire à la fin des 1970s n’avait pas diminué la mortalité globale mais elle avait, en plus, entraîné un risque significativement élevé de mortalité cardiaque et cérébrale.

E.K.L