L’anesthésie pour la Césarienne : une évolution rassurante

Pour les futures mamans dont l’accouchement nécessite la pratique de césarienne, voici des résultats de recherche rassurants, qui pourraient les aider à dépasser leur peur de cette opération parfois redoutée, et chasser leur angoisse au sujet de l’anesthésie et des complications qui peuvent surgir.

En effet, selon une étude réalisée dans les hôpitaux de l’Etat de New York et  publiée dans la revue médicale officielle de « l’American Society of Anesthesiologists (ASA) », le taux de complications liées à l’anesthésie, chez les femmes qui ont reçu une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie pour césarienne, à diminué de 25 pour cent au cours de la dernière décennie.

Dr. Guglielminotti et ses collègues se basant sur les données des accouchements par césarienne dans les hôpitaux de l’Etat de New York entre 2003 et 2012 relevé le taux de mortalité globale ainsi que les complications majeures (décès, arrêt cardiaque) et mineures (les maux de tête, maux de dos, la douleur pendant la chirurgie, la détresse émotionnelle), liées à l’anesthésie, et celles périopératoires non liées à l’anesthésie (les insuffisances cardiaque et respiratoire aiguës, les accidents vasculaires cérébraux).

Sur les 785.854 accouchements par césarienne étudiés, 5715 cas avaient au moins une complication liée à l’anesthésie. Le taux global de complications majeures et mineures liées à l’anesthésie chez les femmes qui ont subi une anesthésie spinale ou épidurale lors de l’accouchement par césarienne, a diminué de 25 pour cent, passant de 8,9 pour 1000 en 2003 à 6,6 pour 1 000 en 2012.

Par contre, aucune diminution des complications n’a été observée dans les cas  de césariennes effectuées sous anesthésie générale.

Par ailleurs, le taux de complications péri opératoires non liées à l’anesthésie a augmenté de 47 pour cent au cours de la dernière décennie, avec au moins une complication périopératoire non-anesthésique survenant dans 7.040 cas d’accouchements par césarienne. Cette augmentation pourrait être due, selon les auteurs de l’étude, à des problèmes de santé préexistants chez les femmes concernées avant que celles-ci ne subissent la césarienne.

Les auteurs ont également observé que le nombre d’accouchements par césarienne, à considérablement augmenté, passant de 29 pour cent en 2003 à 35 pour cent en 2012 chez les femmes de plus de 40 ans, aussi bien que chez les femmes ayant des problèmes de santé préexistants.

Néanmoins, le taux global de mortalité après accouchement par césarienne a considérablement diminué.

Enfin selon le guide pratique de l’ASA l’anesthésie péridurale est préférable pour la majorité des cas de césarienne. Cependant l’anesthésie générale pourrait être recommandée face à certains cas (tels qu’un accouchement par césarienne en urgence).

Selon le Dr Guglilminotti, l’étude a mis en évidence  l’importance et le succès des programmes d’intervention alloués aux soins d’anesthésie en obstétrique, surtout face à l’augmentation du taux d’accouchement par césarienne aux USA , à celui de l’âge de la maternité et aux grossesses à haut risque.

B.H.S