L’acide folique un complément alimentaire indispensable pendant la grossesse

Selon une étude américaine conduite sur 287 mamans d’enfants en bonne santé comparativement à 429 ayant des enfants autistes, une supplémentation insuffisante en acide folique pendant les premiers mois de leur grossesse serait cause de l’autisme de leurs enfants.

En effet, les auteurs de l’étude avaient établi, pour chaque femme, le régime ainsi que la quantité d’acide folique consommée avant et pendant la grossesse.

Les mères d’enfants normaux avaient consommé plus d’acide folique (par les aliments et les compléments vitaminiques) que celles ayant eu des enfants autistes. Cette différence de consommation était particulièrement évidente durant le premier mois de grossesse.

Les auteurs du travail, publié dans « The American Journal of Clinical Nutrition », recommandent qu’une consommation minimale quotidienne de 600 microgrammes d’acide folique durant le premier mois de grossesse serait étroitement associée à une diminution de 38% du risque d’autisme chez le bébé.

L’acide folique, appelé aussi vitamine B9, a été intentionnellement ajouté aux céréales fréquemment consommées aux Etats-Unis depuis 1998 devant l’existence de preuves scientifiques montrant qu’un déficit d’une telle vitamine avait des conséquences sur le développement du cerveau et de la moelle épinière.

Selon Edward Quadros, du « Downstate Medical Center » à New York, l’acide folique est très critique lors des premiers stades de développement de l’embryon et pendant la première année, période pendant laquelle se mettent en place les connections et les fonctions cérébrales. Donc, s’il y a insuffisance en apport de vitamine B9, le cerveau en paiera lourdement les conséquences.

Toutefois, le lien entre autisme et insuffisance en acide folique est très controversé car il n’y avait pas de preuves évidentes quant au réel bénéfice de cette vitamine sur l’absence d’autisme si elle est consommée en quantité suffisante par la maman.

Cette étude, bien qu’elle conclue à l’importance de l’acide folique, nécessite, tout de même, d’être confortée par d’autres enquêtes et travaux pour donner des conclusions sûres.

En attendant, les recommandations déjà établies mériteraient d’être suivies.

 

E.K.L