La ménopause, c’est pour quand ?

Actuellement, l’âge est le seul moyen dont disposent les praticiens pour estimer le moment de survenue de la ménopause mais probablement et grâce à un simple test sanguin, il serait possible de le prédire plus facilement, selon une étude détaillée dans la revue « Fertility and Sterility ».

Les recherches ont intéressé 293 femmes à la fin de leur trentaine, chez qui des prélèvements sanguins ont été effectués tous les 9 mois pendant cinq ans, le suivi de ces femmes a duré pendant 14 ans. Le test sanguin visait à mesurer le taux de l’hormone anti-mullerienne (AMH), une hormone produite par les ovaires. 

Il a été constaté que les variations des taux d’AMH d’une année à une autre seraient un facteur efficace pour prédire le moment de l’installation de la ménopause.

Les femmes, dont les valeurs d’AMH subissaient le plus de variations, étaient sujettes à la ménopause en moyenne deux ans avant celles dont les taux d’AMH étaient plus stables.

Ainsi et selon les scientifiques, la combinaison de l’âge, des valeurs de l’AMH et le degré de variation de ces valeurs peut être un indicateur d’une haute précision pour estimer l’âge de la ménopause.

Toutefois, la rentabilité de ce test pourrait être réduite chez les femmes jeunes car l’AMH ne comme à décliner que vers le milieu de la trentaine. D’ailleurs, dans l’échantillon, la plus jeune femme est âgée de 35 ans.

Parmi les insuffisances de cette étude, selon Kathleen Hill-Besinque, professeur en pharmacie à l’université de la Californie du Sud, les auteurs n’ont pas pris en compte l’âge de la ménopause des mères et des sœurs des participantes car la composante génétique y participe d’une façon importante.

Prédire l’âge de la ménopause est très intéressant car cela peut orienter les femmes ayant des problèmes de fertilité pour une meilleure prise en charge et il peut aider à mieux se préparer pour ce tournant de la vie, vécu comme une véritable tragédie, par la gente féminine.

 

E.K.L