Corpuscule de Barr, un marqueur du sexe féminin

Composant du noyau des cellules et présent chez la femelle des mammifères, le corpuscule de Barr, en hommage à sa découverte par le Docteur canadien Murray Barr en 1948, est un amas d’hétérochromatine visible sur des noyaux cellulaires correspondant à l’inactivation partielle d’un des deux chromosomes X, un phénomène appelé lyonisation.

Cette dernière se déroule au tout début de l’embryogenèse ou formation de l’embryon, et le chromosome X inactivé est maintenu au cours de la division cellulaire, en d’autres termes il va se retrouver dans toute la descendance de la cellule.

A quoi ça sert ?

Les corpuscules de Barr caractérisent le sexe génétique féminin, un prélèvement sur les cellules de la muqueuse jugale de la face interne de la joue et une coloration spécifique à l’hématoxyline permet de les visualiser dans le noyau, accolés à la membrane nucléaire. Chez la femme XX, 20 à 50 % des cellules observées contiennent un corpuscule de Barr tandis que chez l’homme XY, ils sont moins de 5 %. Ils permettent aussi de mettre en évidence les anomalies liées au sexe de l’individu comme par exemple les femmes atteintes de syndrome de Turner X0 ou encore les hommes souffrant d’un syndrome de Klinefelter XXY.

Le test de Barr a également été utilisé à une certaine période pour confirmer le sexe féminin des athlètes lors des compétitions sportives.

K.L