La contraception intra utérine : besoin d’efforts éducatifs en Suède

La contraception intra-utérine (CIU) est un moyen de contraception sûr et très efficace, pourtant le recours à cette méthode demeure très limité en Suède selon les résultats d’une étude entreprise par le Departement « of Women’s and Children’s Health Division » de « the Obstetrics and Gynecology, Karolinska Institute / Karolinska University Hospital ».

En Suède, l’utilisation de la contraception intra-utérine est en effet relativement faible, en particulier chez les femmes nullipares alors que la prévalence de ce moyen de contraception est d’environ 12% en Europe.

Le profil type de la femme qui utilise ce moyen de contraception, correspond à une femme âgée de plus de 30 ans, mariée ou vivant avec un partenaire et ayant en moyenne 1 enfant.

Malgré les directives internationales encourageant de maintenir des rapports nationaux sur les méthodes de contraception intra-utérine, aucune donnée statistique à ce sujet n’existe au Suède.
Pour cette raison l’étude, sus visée a consisté à enquêter sur les attitudes, les pratiques et les connaissances des professionnels suédois de la santé concernant la CIU.
Pour ce faire, un questionnaire en ligne (comprenant 27 questions et un temps de réponse total estimé de 10 min) a été envoyé à 1157 professionnels de la santé, des gynécologues et des sages-femmes.

Il a été demandé à Chacun de ces professionnels de la santé d’estimer la fréquence des effets secondaires causés par la CIU sur une échelle de trois points : faible, modéré ou élevé.

Un total de 692 professionnels de la santé (471 sages-femmes et 221 gynécologues) a répondu au questionnaire, ce qui représente un taux de 60% de réponse.

Les données recueillies ont été transférées à « IBM SPSS Statistics 20 » et analysées par des programmes appropriés désignés par Le test de χ2 qui a été utilisé pour l’analyse des variables nominales, et la comparaison entre les groupes. Dans les cas où le groupe d’échantillons était trop petit, la différence entre les groupes a été calculée à l’aide du test dit « exact de Fisher ». Pour les tests numéraires, tels que l’âge et le nombre d’insertions par mois, les tests« t de Student » et « tau-b de Kendall » ont été utilisés selon le cas.

Il ressort des résultats de ce sondage que d’après les plus jeunes professionnels de la santé et ceux qui ont effectué un grand nombre d’insertions de dispositifs intra-utérins, la CIU est une méthode applicable à un large éventail de femmes alors qu’environ 30% considèrent que la CIU est plutôt une option pour les femmes jeunes, et celles ayant eu une grossesse extra-utérine ou les femmes ayant une maladie inflammatoire pelvienne.

24% des gynécologues et 15% des sages-femmes recourent, lors de l’insertion, aux analgésiques, (du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien), à la stimulation nerveuse électrique transcutanée, aux bouteilles d’eau chaude ou au Misoprostol pour la maturation cervicale.

Dans leurs lieux de travail, les professionnels de la santé avec les guides de la procédure d’insertion étaient plus appelés à l’usage des analgésiques et du Misoprostol. Les professionnels de la santé qui ont effectué un grand nombre d’insertions par mois ont rapporté qu’ils ont eu recours à une plus grande utilisation d’analgésique et de misoprostol (pb.01).
D’après les résultats de l’étude, les Gynécologues et sages-femmes suédoises ne respectent pas toujours les preuves scientifiques et ne suivent pas les guides pratiques existants sur l’utilisation de la CIU.

Des efforts d’éducation et d’information sont par conséquent nécessaires pour inciter un plus grand nombre de professionnels de la santé à proposer des CIU aux femmes surtout aux jeunes parmi elles et aux femmes nullipares.

B.H.S

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