Sommeil : Que se passe-t-il lorsqu’on dort ?

Phénomène qui a intrigué scientifiques, chercheurs et penseurs, le sommeil est tout un monde. Le temps d’un somme, l’esprit se met à vagabonder. L’âme part en voyage et des milliers d’images se mettent à défiler. Ce voyage nocturne qui alterne absence profonde, repos, rêves et parfois cauchemars raconte une histoire… Que se passe-t-il quand on dort ?

 

Qu’en disent les scientifiques ?

 

En période d’éveil comme durant le sommeil, le cerveau demeure tout le temps actif tant il émet sans cesse des ondes rythmiques. Lorsqu’on dort, l’on passe par cinq stades de sommeil qui sont répartis entre sommeil lent (ou profond) et le sommeil dit « paradoxal ». Ceci dit, avant que l’on cède au sommeil, nous passons par plusieurs phases.

 

 Les composantes d’un cycle de sommeil

La première phase par laquelle passe un dormeur est celle de l’endormissement. A étudier ce stade-ci à travers un électroencéphalogramme, ce dernier montre un rythme baptisé par les scientifiques sous le nom de «alpha » et qui montre des ondes de 8 à 12 cycles par seconde. Ceci a lieu lorsque la personne est encore en état d’éveil mais au repos et avec les yeux fermés. L’électromyogramme montre une forte tension musculaire avec la présence de nombreux mouvements oculaires. Cette phase d’endormissement ne représente qu’environ 5% du sommeil global où les ondes d’éveil disparaissent graduellement pour être remplacées par des ondes plus lentes.

 

Durant la deuxième phase, les ondes ne dépassant pas 6 cycles par seconde. A ce stade, la tension musculaire diminue et les mouvements oculaires deviennent alors pendulaires.

Par la suite commence alors le stade du véritable sommeil. Cette phase représente environ 50% du temps total du sommeil sur un fond d’ondes lentes. Le sujet est endormi, peut entendre les sons et le bruit mais son cerveau ne les reconnaît plus. Puis, il entre en quatrième phase et sombre alors dans un sommeil lent et profond avec des ondes bien plus lentes appelées par les spécialistes du sommeil ondes « delta ». Le sujet devient alors incapable d’entendre le bruit qui l’entoure. Son corps est inerte et ses fonctions vitales sont au plus bas niveau d’activité.

 

Ce stade est suivi par celui appelé « le sommeil paradoxal ». Il représente le ¼ du temps général de sommeil. Le dormeur enregistre des activités semblables à celles notées lors de la phase d’endormissement lorsqu’il est encore en éveil quoiqu’il soit encore en sommeil profond. Ses fonctions vitales deviennent irrégulières et des érections génitales se manifestent avec l’apparition de rapides mouvements oculaires. C’est à ce stade là que l’activité du rêve se développe. Et si le sujet est réveillé à ce moment, il pourra se rappeler de son rêve en détail. Mais s’il continue de dormir sans qu’un bruit ou un mouvement ne le réveille, il entre alors dans le second cycle de sommeil et c’est parti pour environ 90 minutes supplémentaires avant de re-sombrer à nouveau dans un nouveau cycle de sommeil.

A priori, le dormeur vit quatre à cinq cycles par sommeil nocturne. Et au fur et à mesure que l’on est endormi, la phase du sommeil paradoxal devient plus lente. Et les rêves les plus longs sont donc ceux enregistrées au petit matin lors du dernier cycle de sommeil.

 

Durant toute la vie, la périodicité des 90 minutes (entre le sommeil profond et celui paradoxal) est conservée. Oui mais que peut-on justement dire des rêves ? Pourquoi rêve-t-on ? Comment peut-on interpréter nos rêves ? Affaire à suivre

 

Bibi Chaouachi