Les poux résistent : quel est le meilleur traitement ?

Bien être

Avec la préparation de la rentrée scolaire, certains parents se prémunissent  en se procurant, en plus des fournitures scolaires, des lotions anti-poux en prévention de l’infection de leurs enfants par des poux qui touchent le cuir chevelu d’environ 6 à  12  millions d’enfants chaque année aux USA.

Le pou également connu sous le nom de Pediculus humanus capitis, est un insecte parasite qui vit le plus souvent sur le cuir chevelu humain, se nourrissant de sang. Il se transmet par contact direct avec les cheveux d’une personne infectée, ce qui survient le plus souvent chez les écoliers.

Les infections de poux sont principalement traitées avec des médicaments topiques « over-the-counter »  qui contiennent souvent de la perméthrine de la famille d’insecticides appelés pyréthrinoïdes.

A ce propos, une nouvelle recherche vient de monter que les poux peuvent développer des mutations, responsables des résistances aux traitements.

Présentée récemment au 250éme meeting national de « l’American Chemical Society » à Boston, cette recherche a identifiée au moins 25 États aux États-Unis, où les poux sont devenus résistants aux traitements « over-the-counter » (sans prescription médicale) largement utilisés.

Sachant que, les rapports sur  les résistances des poux aux pyréthrinoides ont augmenté au cours des 20 dernières années aux Etats-Unis , Kyong Yoon chercheur à l’université de L’illinois à Edwardsville a analysé des échantillons de poux prélevés à proximité des écoles, à la recherche de trois mutations géniques – M815I, T917I et L920F – collectivement appelées «résistance knock-down » (KDR) mutations.

Ces mutations ont déjà été identifiées parmi les mouches domestiques qui étaient devenues résistantes aux pyréthrinoïdes dans les années 1970.

Yoon a constaté que beaucoup de poux testés possédaient tous trois mutations géniques, qui, ensemble agissent en modifiant le système nerveux de ces poux les rendant insensibles à l’effet  des pyréthrinoïdes.

Pour cette dernière étude, Yoon et ses collègues ont tenté d’avoir  une meilleure compréhension de cette résistance des poux aux pyréthrinoïdes répandue aux États-Unis.

Avec l’aide d’agents de la santé publique, l’équipe a recueilli des échantillons de poux de 30 Etats à travers les États-Unis, ce qui leur a permis d’avoir un total de 109 populations de poux.

Les chercheurs ont constaté que 104 des populations de poux des 109 recueillis, contenaient les trois mutations KDR, les rendant 100% résistants aux pyréthrinoïdes. Ces populations étaient recueillies de 25 Etats, dont le Texas, la Floride, la Californie et le Maine.

Les populations de poux de New York, New Jersey, Nouveau-Mexique et de l’Oregon  avaient une, deux ou trois KDR mutations, tandis que le Michigan était le seul État dont la population de poux était encore fortement sensible aux pyréthrinoïdes.

Alors que ces résultats mettent en cause l’efficacité du traitement contre les poux, Yoon déclare qu’il existe bien d’autres traitements contenant des insecticides contre lesquels les poux ne résistent pas encore et dont beaucoup d’entre eux sont obtenus par prescription médicale.

B.H.S

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