L’étau se resserre de plus en plus sur le valproate

Il y a une année, en juillet 2017, l’ANSM (Agence Française des Médicaments) a décidé de contre-indiquer le valproate chez les femmes enceintes dans le traitement des épisodes maniaques des troubles bipolaires.

Dans le cadre des mesures pour la réduction des risques liés à ce médicament, des mesures additionnelles de la part de l’Agence Européenne des Médicaments seront mises en place et seront appliquées à partir de fin juin 2018.

Ainsi et en plus des femmes enceintes :

« Le valproate ne doit plus être prescrit aux filles, adolescentes et femmes en âge de procréer (sauf circonstances exceptionnelles) en Europe ».

Chez une femme : le valproate ne doit pas être prescrit, sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives

Si le valproate est la seule option, les grossesses doivent absolument être évitées.

Rappelons que le valproate est un médicament utilisé pour le traitement de l’épilepsie et des accès maniaques des troubles bipolaires. Le valproate entraîne un taux élevé de malformations (plus de 10 %) et/ou de troubles neuro-développementaux (30 – 40 %) chez les enfants exposés pendant la grossesse.

Le valproate est un principe actif de la dépakine des laboratoires Sanofi-Aventis. La dépakine est un médicament qui a déjà fait scandale en 2017 puisqu’il a provoqué des malformations congénitales chez près de 4000 enfants dont les mamans avaient pris ce médicament quand elles étaient enceintes.

E.K.L

Source : ANSM

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