Le jeune : le repos de l’organisme

Le jeune : le repos de l’organisme

La loi naturelle du rythme, qui fait que le printemps, période de revitalisation est précédée par la léthargie de l’hiver, que le jour est précédé par la nuit,  se retrouve dans le comportement de l’Homme, lequel alterne travail et repos. Cette alternance est aussi nécessaire  à l’organisme humain dont les organes digestifs en particulier, sont surmenés par le flot des aliments imposés par les habitudes modernes et les excitants multiples. L’organisme a ainsi soif d’un repos rénovateur. Un repos physiologique qui est autre que le jeune.

Pourtant, à l’approche du mois saint de Ramadan, beaucoup d’entre nous appréhendent  l’idée de se priver d’eau et de  nourritures, pendant des journées entières en cette période caniculaire alors que ce rite religieux semblerait avoir bien plus de bienfaits et d’avantage à notre santé que ce que l’on pourrait imaginer.

En effet dès l’Antiquité, des médecins associaient le jeûne au traitement de certaines maladies, selon Hippocrate « Il faut être mesuré en tout, respirer de l’air pur, faire tous les jours (…) de l’exercice physique et soigner ses petits maux par le jeûne plutôt qu’en recourant aux médicaments ».

Bien des années après, nombreuses études ont attribué au jeune le mérite de nettoyer le corps humain, et de le purifier de toutes les toxines.

Depuis 1980, la pratique du jeûne a été inscrite dans la politique de santé publique en Russie, et il est fortement pratiqué et plébiscité en Allemagne.

Plus récemment, une étude américaine datant de 2012, menée par l’équipe du Pr Valer Longo de l’Université de Californie du sud (USC), à démontré que le fait de jeûner pendant 72 heures permettrait de reconstruire l’ensemble du système immunitaire.

Le Dr Françoise Wilhelmi de Toledo, co-directrice des cliniques de jeûne Buchinger à Überlin- gen (Allemagne) et auteur de l’ouvrage « l’art de jeuner » à mentionné nombreuses indications du jeune thérapeutique,  pour les  maladies cardiovasculaires, les maladies du dos et des articulations, et les maladies du tube digestif.

Il est à rappeler que durant  les premières heures du jeûne, l’organisme consomme le glucose  à partir du glycogène du foie et des muscles, mais ces réserves énergétiques s’épuisent très vite, et au bout de 48 heures, le relais se fait par d’autres voies, à partir des acides aminés.

Durant les deux premiers jours, l’organisme consomme ses superflus de glycogène. Ce n’est qu’ensuite que le jeûne provoque une ”digestion interne” de nombreux éléments cellulaires.

B.H.S