‘OUI’ pour l’homéopathie appliquée à l’oncologie   

De plus en plus, le laboratoire Boiron travaille sur l’intégration de l’homéopathie en tant que soins de support essentiels pour les patients qui souffrent de cancer et de plus en plus de cancérologues manifestent de l’intérêt envers l’apport considérable de cette thérapeutique pour le confort de leurs patients. Dans ce contexte, la Société Tunisienne d’Homéopathie en partenariat avec le CEDH (Centre d’Enseignement et de Développement de l’Homéopathie) et avec le soutien des laboratoires Boiron a organisé récemment, à la capitale, un enseignement de 4 jours pour les oncologues, modéré par Dr Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste de libre pratique et homéopathe en région parisienne et Dr Selma Cherif, médecin généraliste homéopathe de libre pratique à Tunis.

Dr Cherif était ravie que cet enseignement ait eu lieu car disait-elle « utilisant des médicaments homéopathiques chez des patients cancéreux depuis plus de 10 ans, il devenait remarquable que les résultats de l’homéopathie en tant que soins de support en oncologie étaient spectaculaires et il fallait que cette pratique dépassait le cercle étroit des médecins homéopathes aux spécialistes, car on a affaire à des patients de plus en plus conscients de leur maladie, de plus en plus exigeants et de plus en plus demandeurs de solutions de confort pour les effets indésirables de leurs traitements anti-cancéreux. D’habitude, la survie du patient est le principal objectif du cancérologue qui accorde peu d’importance au confort du malade, non pas par indifférence à cette souffrance mais très probablement par impuissance, manque de solutions ou au risque de surajouter d’autres effets indésirables en cumulant les médicaments allopathiques alors qu’il suffit d’un traitement homéopathique adjuvant pour pouvoir faire face à l’effet néfaste des différents traitements.

C’est un avis que partage totalement Dr Marie-Hélène Amabile en insistant sur le fait qu’« En France également, les oncologues avaient du mal à croire aux résultats de l’homéopathie mais l’intérêt est bel et bien présent et grâce, entre autres, à l’effort colossal des laboratoires Boiron, les soins de support en cancérologie se sont énormément développés et font actuellement partie intégrante et un élément essentiel du dernier plan cancer en France.

Le CEDH a également mis en place une formation en homéopathie spécialement conçue sur les soins de support en cancérologie. Cet apprentissage permet aux médecins aussi bien, généralistes qu’oncologues, de mieux accompagner leurs patients sous chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie ou immunothérapie et de bien gérer leur confort et leur bien être et vise à fournir les connaissances nécessaires et les outils utiles qui permettraient d’articuler les médicaments homéopathiques sur les différentes prescriptions ».

« Aussi bien en France qu’en Tunisie et grâce à cet enseignement, a précisé Dr Amabile, je pense que les oncologues adhèrent mieux à l’idée que les soins de support ne sont pas du tout faits pour remplacer les thérapeutiques anticancéreuses mais c’est plutôt pour une meilleure prise en charge et un suivi global du patient. Par conséquent, ils prendraient plus en considération le patient en tant qu’être humain qui a le droit de vivre sa maladie correctement ».

Par ailleurs, Dr Amabile a été agréablement surprise par l’audience importante et a souligné le bon niveau scientifique des médecins tunisiens.

Pour développer l’usage de l’homéopathie chez les patients cancéreux, des formations similaires sont programmées pour les oncologues dans les régions de Sousse et de Sfax.

E.K.L

 

 

Dr Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste de libre pratique et homéopathe en région parisienne et Dr Selma Cherif, médecin généraliste homéopathe de libre pratique à Tunis.