Un traitement potentiel contre la coqueluche en cours de test

Une équipe de chercheurs de l’Université du Texas à Austin vient de développer deux anticorps pour traiter ou prévenir la coqueluche, une infection des voies respiratoires très contagieuse qui affecte des millions de nourrissons dans le monde et provoque annuellement environ 200.000 décès d’enfants.

L’infection d’un enfant par la coqueluche provoque la sécrétion d’une toxine appelée toxine de la coqueluche, qui endommage le système immunitaire et provoque l’augmentation du nombre des globules blancs dans le sang de l’enfant à des niveaux si dangereux que ces cellules pourraient bloquer la circulation du sang vers  les poumons.

Les deux anticorps neutralisent puissamment la toxine et peuvent être utilisés soit individuellement ou être développés en tant que combinaison thérapeutique. Le premier se lie à la toxine et l’empêche de se fixer aux cellules saines; le deuxième bloque la toxine avant d’atteindre sa cible dans une cellule saine.

En neutralisant la toxine de la coqueluche, ces anticorps renforcent la fonction immunitaire et réduisent rapidement le nombre de globules blancs dans le sang.

Administrés à des souris avant leur infection, ces anticorps ont agi comme un vaccin, procurant une immunité passive contre la coqueluche. Lorsqu’ils sont administrés après infection, ils ont abaissé les nombre de globules blancs dans le sang, ce qui a accéléré la récupération.

Sur des modèles animaux, les anticorps n’ont pas permis d’éradiquer complètement les bactéries de la coqueluche, mais ils ont diminué les charges bactériennes et atténué les symptômes. Les chercheurs pensent que le traitement pourrait être combiné avec des antibiotiques pour éliminer les bactéries qui causent la maladie.

Les dits chercheurs comptent réaliser des essais sur des humains pour évaluer le potentiel de ces anticorps pour deux applications cliniques. A tester en tant que traitement sur des  nourrissons gravement malades de la coqueluche pour raccourcir éventuellement le cours de la maladie, atténuer les complications et réduire la mortalité. A titre prophylactique, les anticorps ont le potentiel de fournir une protection aux nouveau-nés à risque de coqueluche dans les pays en voie de développement pour les prémunir  au cours des premiers mois de leurs  vies.

B.H.S