Quel vaccin anti grippal pour les asthmatiques et les allergiques aux œufs

Les enfants et les jeunes adultes sont les principaux transmetteurs de contagion de l’infection grippale. En 2012, le ministère britannique de la santé a recommandé, dans le cadre du programme de vaccination des enfants, la vaccination annuelle des enfants  âgés de 2 à16 ans avec le vaccin antigrippal dit LAIV (the  live attenuated influenza vaccine).

Il s’agit d’un vaccin effectué par pulvérisation nasale développé spécifiquement pour les jeunes, mais les informations quant à la sureté de son utilisation chez les jeunes allergiques aux œufs, ou asthmatiques sont mal connues à part les recommandations de quelques guides de ne pas l’utiliser chez les enfants de moins de 5 ans ayant des antécédents de respiration sifflante récurrente ou d’asthme ; ce qui signifie que des milliers d’enfants ne seront pas protégés et pourront transmettre la maladie à d’autres personnes.

Cette problématique a incité une équipe de chercheurs anglais à évaluer la sécurité de ce vaccin chez les enfants allergiques aux œufs, et les résultats de leurs travaux ont été publiés au « British medical journal ».

Un total de 779 jeunes (âgés de 2-18 ans) allergiques aux œufs ont été recrutés dans 30 centres d’allergie au Royaume-Uni et immunisés avec LAIV. 315 (40%) avaient eu une réaction allergique à l’œuf dans les 12 derniers mois précédant cette étude, 270 (35%) avaient connu l’anaphylaxie à l’œuf, et 445 (57%) souffraient d’asthme ou de respiration sifflante.

Les participants ont été observés pendant au moins 30 minutes après la vaccination et ont été suivi par téléphone 72 heures plus tard. Ceux ayant des antécédents de respiration sifflante récurrente ou de l’asthme, ont subi un suivi de quatre semaines en plus.

Aucune réaction allergique systémique n’est survenue dans les deux heures suivant la vaccination. Neuf participants (1,2%) ont connu des symptômes bénins, y compris une éruption cutanée, des éternuements, des démangeaisons ou avaient  le nez bouché ou qui coule, suggérant une réaction allergique locale.

Des réactions retardées dues au vaccin ont été rapportés chez 221 participants, mais aucun d’entre eux n’a été admis à l’hôpital et aucune augmentation des symptômes des voies respiratoires inférieures n’a eu lieu durant les quatre semaines après la vaccination.

Cette étude confirme les résultats précédents démontrant qu’il est peu probable que le LAIV puisse déclencher une réaction allergique systémique chez les jeunes allergiques aux œufs, disent les auteurs.

Ils concluent, que ce vaccin « est aussi approprié pour une utilisation chez les enfants à risque de respiration sifflante, dont les symptômes sont bien contrôlés et qui n’ont eu aucune évidence de respiration sifflante durant les 72 heures précédant la vaccination.

B.H.S