Les antihypotenseurs

Pour remédier et rééquilibrer l’hypotension artérielle, on dispose actuellement de quatre classes médicamenteuses…

La dihydroergotamine :

Présente sous forme de comprimés, solutions buvables ou solutions injectables, cette molécule est indiquée dans le traitement de l’hypotension artérielle, la migraine et l’insuffisance veineuse (jambes lourdes).

Des états infectieux graves, une insuffisance coronarienne, des antécédents de souffrance cérébrale, une hypertension artérielle mal contrôlée, une insuffisance hépatique sévère et l’association avec certains antibiotiques particulièrement de la famille des macrolides sont les contre-indications à l’utilisation de la dihydroergotamine.

En l’absence de données pertinentes concernant l’éventuel impact de la dihydroergotamine sur le développement normal du foetus et concernant son passage dans le lait maternel, il est préférable de ne pas administrer ce médicament pendant la grossesse ni pendant l’allaitement.

Les principaux effets indésirables rapportés sont des troubles digestifs à type de nausées, de vomissements et de la diarrhée, une augmentation de la pression artérielle, une sensation de vertiges et des crampes musculaires. Rarement, on a rapporté des cas de gangrènes et d’infarctus du myocarde.   

 Les analeptiques :

La coramine glucose en est le médicament le plus utilisé. Une attention particulière est de mise en cas de prescription chez les diabétiques car il contient 1,5 g de glucose et 2,3g de saccharose par comprimé. Il faudra également tenir compte de son utilisation chez les sportifs car il peut entraîner des résultats positifs lors des tests de dopage.

Cette spécialité est contre-indiquée chez les enfants de moins de 15 ans, en cas d’hypertension artérielle, d’épilepsie et chez la femme enceinte et allaitante. Les principaux effets indésirables sont observés en cas de surdosage. Il s’agit essentiellement de sueurs, vomissements, prurit, tachycardie, hypertension artérielle, agitation, anxiété et convulsions.

Les sympathomimétiques :

Les sympathomimétiques sont des substances qui imitent l’action de médiateurs naturellement présents dans l’organisme et qui auraient une action stimulatrice. Le midrodrine chlorhydrate est un principe actif qui en fait partie. Il est à contre-indiquer de façon absolue en cas d’hypertension artérielle, de rétention urinaire, d’insuffisance rénale sévère et d’antécédents d’infarctus du myocarde. Les fourmillements et une sensation de froid sont les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés.

D’autres molécules de cette classe peuvent être prescrites en cas d’hypotension artérielle notamment l’heptaminol chlorhydrate ou l’étiléfrine chlorhydrate. Ce dernier est particulièrement contre-indiqué en cas d’insuffisance coronarienne, de troubles du rythme cardiaque, d’hyperthyroïdie, d’hypertension artérielle ou d’hypertrophie prostatique avec rétention urinaire.

La yohimbine Houdé :

Elle est particulièrement indiquée dans l’hypotension induite par les antidépresseurs. L’insuffisance hépatique et rénale sévère sont les deux contre-indications absolues à ce traitement.

Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose. Son administration est également déconseillée en cas de grossesse et d’allaitement. Des posologies élevées pourraient engendrer des troubles du système nerveux central à type de nervosité, d’irritabilité, d’insomnie et de vertiges, des troubles digestifs et des troubles cardiovasculaires.

Se rappeler toujours qu’un traitement antihypotenseur augmente la tension artérielle mais ne guérit pas la cause de cette hypotension. Pour cette raison, une prise en charge appropriée de l’étiologie est impérative pour obtenir un équilibre durable de la pression artérielle.

 

E.K.L