Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : à utiliser avec précaution

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : à utiliser avec précaution

 Les AINS inhibent la formation des prostaglandines qui sont les principaux médiateurs intervenant lors du processus inflammatoire.

Les AINS peuvent être administrés par voie générale (orale ou injectable) ou par voie locale (pommade, gel ou crème).

 

Les indications, contre-indications des AINS

La liste des AINS est bien longue mais on n’omettra pas de citer le produit phare le plus connu qu’est l’acide acétylsalicylique (aspirine). L’ibuprofène (Advil, Nurofen), le kétoprofène  (Profénid, Kétum), l’acide nifluminique (Nifluril)…. sont également des produits largement vendus quotidiennement.

Diminuer la fièvre et soulager les douleurs d’origine articulaire et osseuse sont les principales indications des AINS qui sont, parfois, utilisés pour leur action antiagrégante (ils inhibent l’agrégation des plaquettes et empêchent la formation de thrombi qui peuvent obstruer les vaisseaux).

Le large emploi des AINS, sans prescription médicale dans bon nombre de cas, ne devrait pas banaliser leur utilisation, d’autant plus que leurs contre-indications sont loin d’être rares. Parmi ces dernières, les lésions digestives évolutives dont l’ulcère, les antécédents d’ulcères, l’insuffisance rénale, la déshydratation, des antécédents d’allergie ou d’asthme provoqués par la prise d’AINS et chez la femme à partir du 6ème mois de la grossesse.

Chez la femme enceinte et en cas de besoin inévitable de prescription d’AINS, le médecin traitant a toujours la possibilité d’en choisir parmi les plus inoffensifs. Chez la femme qui allaite, le risque de passage de ces médicaments dans le lait peut entraîner des brûlures gastriques chez le bébé et de ce fait, il est souhaitable d’en limiter la consommation pendant l’allaitement.

 

Effets indésirables des AINS

Le respect de la posologie et de la durée du traitement des AINS est impératif. Sinon, certains effets indésirables peuvent apparaître. Les principaux sont les troubles digestifs à type de nausées, ulcère ou même hémorragie digestive ; de réactions allergiques telles que les éruptions cutanées et asthme ; des maux de tête ; des vertiges et rarement l’installation d’une insuffisance rénale.

 

Pour cela, un traitement prolongé par les AINS doit toujours être évalué par le médecin traitant.

 

E.K.L