L’héroïne, une poudre aux effets dévastateurs !

L’héroïne est un opiacé semi synthétique, dérivé de la morphine qui est extraite du pavot. Elle fut synthétisée pour la première fois en 1898 par Heinrich Dreser, un chimiste allemandtravaillant à l’entreprise pharmaceutique Bayer ,qui l’a baptisé médicament « héroïque », pensant qu’elle permettrait de soigner l’addiction à la morphine sans induire d’accoutumance. A cette époque elle fut aussi utilisée comme traitement de la tuberculose.

L’héroïne (ou diacétylmorphine) se présente sous la forme d’une poudre qui peut être de couleur blanche, beige ou brune.

L’héroïne blanche est très fine et légère. L’héroïne brune, appelée aussi « brown sugar », se présente sous forme d’une substance granuleuse brune.

L’héroïne est dans la plus part des cas injectée par voir intraveineuse après avoir été diluée avec de l’eau (« shoot ») ; L’injection entraîne des risques d’infection (par les virus du sida et des hépatites B et C), lorsque la seringue utilisée n’est pas stérilisée.

Elle peut également être inhalée (« chasser le dragon »), sniffée à l’aide d’une paille, ou fumée mélangée au tabac.

L’injection intraveineuse et l’inhalation de la fumée procurent une sensation immédiate dite « rush ». Il s’agit d’une montée rapide des effets tant physiques que psychiques.  Cet état est suivi d’une sensation d’euphorieet de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, ainsi que d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.La durée de ces effets est, en général,de l’ordre de 4 à 6 heures.

Quant aux effets secondaires qui apparaissent au bout de la première consommation ils se manifestent sous forme de problèmes gastro-intestinaux, de contractions importantes de la pupille (myosis), de démangeaisons et d’assèchement des muqueuses (bouche et nez).

La  consommation régulière provoque des insomnies, une baisse de l’appétit, et une Interruption de la menstruation chez les femmes.

La surdose est la dose excessive et dangereuse ; elle cause une dépression respiratoire et une perte de connaissance puis, souvent, la mort.

La dépendance (physique et psychique) à l’héroïne s’installe dans la majorité des cas très vite et la tolérance est rapide : après quelques jours, voire quelques semaines, l’héroïnomane ressent la nécessité d’augmenter les doses, d’abord en quantité, puis en fréquence et ce  pour retrouver les mêmes effets recherchés.

L’arrêt brutal de l’héroïne peut provoquer un syndrome desevrageautrement appelémanque, qui s’accompagne d’un désir obsédant de consommer de la drogue, d’anxiété, et de délire paranoïde.

La méthadone et la Buprénorphine sont les deux médicaments utilisés dans le traitement de la dépendance à l’héroïne.

B.H.S