Contraceptifs oraux et risque de mortalité

o-ILLINOIS-SEX-EDUCATION-BIRTH-CONTROL-facebookDes millions de femmes dans le monde ont utilisé des contraceptifs oraux depuis leur découverte en 1957. Ces derniers étaient  à la disposition des femmes sans qu’il y ait eu mise en place de mécanisme permettant d’évaluer les conséquences à long terme de ces produits.

C’est là l’objet principal d’une étude dite « Nurses’health study » publiée au « British medical journal » dont l’objectif est de déterminer si l’utilisation de contraceptifs oraux est associée à toute cause ou à des causes particulières de mortalité.

Selon cette étude, une population de 121 701 participants a été suivie prospectivement pendant 36 ans; l’utilisation de contraceptifs oraux a été enregistrée tous les deux ans de 1976 à 1982.

Parmi les femmes participantes, 63 626 soit (52%) n’ont jamais utilisé de contraceptifs oraux et 57 951 correspondant à 48% les utilisaient régulièrement.

Sur 3,6 millions de personnes/ans,  31 286 décès ont été enregistrés. Aucune association n’a été observée avec l’utilisation des contraceptifs oraux et toutes les causes de  mortalité.

Cependant, des morts violentes ou accidentelles étaient plus fréquentes chez les utilisatrices.

De même qu’une durée plus longue d’utilisation était plus fortement associée à certaines causes de décès, y compris la mortalité prématurée due au cancer du sein (p <0,0001) et àune diminution des taux de mortalité  due au cancer de l’ovaire (p = 0,002). De longues périodes d’arrêt de contraceptifs oraux  correspondent également à certains résultats dont un lien positif avec des décès violents ou accidentels  (p=0.005).

Ainsi toutes les cause de décès ne différent pas substantiellement entre les utilisatrices  de contraceptifs oraux et celles qui ne le sont pas.

Mais l’utilisation des contraceptifs oraux a été associée à certaines causes de décès, y compris l’augmentation des taux de mortalité violente ou accidentelle et les décès dus au cancer du sein, tandis que les décès dus au cancer de l’ovaire ont été moins fréquents chez les femmes qui ont utilisé des contraceptifs oraux.

Ces résultats sont attribués aux  formulations contraceptives orales antérieures refermant des doses plus élevées d’hormones plutôt qu’aux  formulations de la troisième et quatrième génération plus couramment utilisées maintenant avec des doses plus faibles d’œstrogène.

B.H.S