Conflit d’intérêt dans les recherches biomédicales

Medecins-laboratoires-conflits-interetsUne nouvelle recherche de l’Institut américain des sciences biologiques (IASB) a constaté que les  « peer review » (évaluation par les pairs)jouent un rôle important dans l’identification d’éventuels conflits d’intérêts (CI) dans la recherche biomédicale.

L’évaluation par les pairs est une forme de contrôle scientifique  où les chercheurs soumettent leurs travaux à l’analyse d’autres experts du domaine (les pairs). C’est un processus largement utilisé par les groupes d’experts qui évaluent des propositions de recherche pour aider les bailleurs de fonds à identifier la meilleure recherche à financer.

Il repose ainsi sur l’intégrité du comité d’examen, qui doit entreprendre une évaluation juste et non-conflictuelle de la recherche proposée.

Pourtant, malgré  la croyance répandue que l’évaluation par les pairs soit  l’un des outils sur lequel se basent les recherches scientifiques, très peu d’études ont été effectivement menée sur ce sujet.

Dr. Stephen Gallo l’auteur de cette recherche explique que l’évaluation  par les pairs est si centrale dans la façon dont sont menées les sciences qu’il est important qu’elle soit bien  étudiée afin d’assurer son dynamisme et développer des modèles et les meilleures pratiques qui favorisent son intégrité.

Cette recherche  qui est, la plus récente de l’IASB, a procédé à une évaluation par les pairs des projets de recherche, pour le compte de bailleurs de fonds, gouvernementaux  et non gouvernementaux, sur une période de plus de 50 ans.

Gallo et ses collègues ont mené une analyse rétrospective des données d’éventuels conflits d’intérêt  à partir de panels d’évaluation par les pairs qui a porté  sur 282 demandes de recherche biomédicale.

Ils ont  constaté que Le nombre  ‘ d’absence de conflit d’intérêt’ dans  l’ensemble de ces panels était significativement plus faible que celui rapporté par des révisions de contrôle  réglementaire, entreprises par d’autres experts.

L’étude AIBS a  relevé que 35 % pour cent de conflits  d’intérêt ont été auto déclarés  par les membres des panels. Alors que l’évaluation par les pairs a signalé  65%.

Dans l’ensemble, cette étude suggère que la communauté scientifique doit se consacrer plus à l’amélioration des méthodes de déclaration et de détection de conflits d’intérêts. Vu  la demande croissante du temps des évaluateurs, les administrateurs  auraient besoin de rendre ce processus le plus efficace possible tout en maintenant  les normes d’éthiques et les plus hauts standards  de ces évaluations.

B.H.S