L’impression 3D, au service de la médecine

impression-3-D-medecine-santeL’imprimante 3 D pourrait devenir un outil considérable dans la radiologie interventionnelle, pour la personnalisation des traitements aux besoins individuels des patients, et ce grâce la possibilité  de pouvoir  fabriquer des dispositifs de  taille et de forme bien spécifique selon le cas.

Le Dr R. D’Agostino, radiologue à la « Louisiana State University Health Sciences Center (LSUH) », et son équipe ont en effet  imprimé  des cathéters, des stents et des filaments qui étaient bioactifs, procurant  à ces dispositifs la capacité de livrer des antibiotiques et des médicaments chimiothérapeutiques à une zone ciblée dans des cultures cellulaires.

En utilisant l’imprimante 3D et du bioplastique résorbable, les dits chercheurs en collaboration avec des ingénieurs biomédicaux ont développés des filaments bioactifs, des cathéters et des stents contenant des antibiotiques ou des agents chimiothérapeutiques. L’équipe a ensuite testé ces dispositifs dans des cultures de cellules pour étudier leurs effets  éventuels sur les bactéries et  les cellules cancéreuses.

Lors des essais, l’équipe a constaté que  les cathéters à antibiotiques, en libérant lentement le médicament, ont bien inhibé la croissance bactérienne et que les filaments porteurs d’agents chimiothérapeutiques ont également été capables  de réduire le développement des cellules cancéreuses.

Ainsi I’ impression 3-D donne la possibilité de concevoir des dispositifs qui sont mieux adaptés pour les patients d’anatomies particulières comme certains enfants et obèses qui sont parfois difficiles à traiter. Elle permet de créer des matériaux et outils sur mesure pour une médecine personnalisée. Ces dispositifs feront partie, tout comme les outils de radiologie interventionnelle, des options de traitement qui sont moins invasives que la chirurgie traditionnelle.

Le Dr D’Agostino estime que ce premier succès avec  les instruments imprimés par la 3D dans les laboratoires  nécessite d’autres études, dans le but d’obtenir l’approbation d’utiliser ces appareils chez les humains. Il note  aussi l’intérêt de collaborer avec d’autres spécialités médicales pour fournir de meilleure qualité, des soins personnalisés pour tous les types de patients grâce à cette nouvelle technologie dont le potentiel à explorer est illimité.

B.H.S