Le massage cardiaque externe, un outil puissant

Principal pilier de la réanimation cardiopulmonaire, le massage cardiaque externe permet de créer une circulation artificielle permettant d’acheminer un minimum de sang aux organes vitaux (myocarde et cerveau).

Principe ?

Le seul moyen de créer un débit sanguin en cas d’arrêt circulatoire est d’exercer une pression motrice pour induire un débit systémique et un retour veineux.

La théorie de la pompe cardiaque décrite pour la première fois en 1960 par Kouwenhoven, explique l’activité cardiaque normale avec des valves fonctionnelles, lors du massage cardiaque, par le fait que le cœur soit directement comprimé entre le rachis et le sternum.

En 1976, une autre théorie, celle de la pompe thoracique, implique que la pression intrathoracique augmentée par la compression du sternum comprime indirectement le cœur.

La bonne pratique du massage cardiaque externe est conditionnée par ces deux théories.

Quand ?

Le massage cardiaque externe est en général pratiqué à la suite d’une mort subite, un décès imprévisible sans signes annonciateurs avec pour caractéristiques une absence de respiration, une absence de pouls ou des pupilles dilatées ou rétrécies.

Comment ?

Tout d’abord il faut s’assurer que la victime ne réagit pas et ne respire pas. Une fois l’inconscience constatée, le premier geste et surtout le plus important est de contacter les secours : le 190 pour le SAMU et le 198 pour la Protection Civile.

Même si le massage cardiaque nécessite une formation spéciale de secourisme (voir du coté du SAMU, de la PC ou du croissant rouge), nous vous exposons ici les dernières recommandations vis-à-vis de ce geste.

La qualité des compressions thoraciques est la chose la plus importante, elles doivent êtres continues, d’une profondeur de 5 cm (chez l’adulte) et d’une cadence minimale de 100 par minute (avec un maximum de 120). La vérification de la présence d’un pouls et l’analyse du rythme cardiaque ne sont plus nécessaires, ils ne sont qu’une perte de temps. De plus, la pose précoce d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) est devenue une priorité, ce qui n’est pas toujours facile dans les pays à faible revenu. Le coup de poing sternal a été banni et les insufflations ont été mises au second plan sauf pour les enfants, les noyés ou d’autres personnes souffrant d’un arrêt cardiaque ayant des causes respiratoires.

K.L