Après Ebola, réapparait Zika

Voilà qu’on en a presque fini avec le virus Ebola, qu’un autre virus, le Zika virus, réapparaisse et commence à semer la panique.

La revue « the lancet » s’est intéressé à ce virus, et vient de publier un article dont ci-dessous un aperçu :

ZIKA (ZIKV)  est un virus arthropode émergent de la famille des Flaviviridae. Il est transmis par les moustiques du genre Aedes, comme le sont les virus de la dengue et du chikungunya.

Paru pour la Première fois en Avril 1947, en Ouganda, et connu jusqu’à récemment pour ne causer que des infections humaines sporadiques bénignes en Afrique et en Asie,  le virus ZIKA , après la première éclosion documentée sur l’île de Yap, Micronésie, en 2007, a  provoqué une épidémie de grande ampleur en Polynésie française en 2013-2014, avant de se propager à travers le Pacifique.

Cette grande épidémie est intervenue concomitamment à la circulation des virus de la dengue, et à des augmentations inhabituelles de complications neurologiques graves, comme le syndrome de Guillain-Barré et les malformations neurologiques congénitales.

En  2013-14, le chikungunya a également émergé, et s’est propagé en Amérique. Peu de temps après, les premières preuves de l’émergence de ZIKA ont  été trouvés en mai 2015 en Amérique dans le nord-Brésilien.

La circulation autochtone du ZIKA dans d’autres pays a commencé le 16 oct, 2015, en Colombie, suivie par le Suriname le 12 novembre 2015.

Les cinq premiers cas autochtones détectés au Suriname ont été confirmés par le Centre National français de Référence des Arbovirus de  l’Institut Pasteur de la Guyane française. Le séquençage viral  a été effectué directement à partir des sérums de quatre patients parmi les cinq recensés. La séquence complète codante du ZIKA, a été obtenue pour un de ces patients et des séquences codantes des protéines de l’enveloppe pour les trois autres.

Peu de génomes complets sont disponibles pour le virus ZIKA et, jusqu’à cette analyse, aucun pour le ZIKA circulant en Amérique. Les analyses phylogénétiques ont été conduites pour  les régions de codage de protéine NS5, les régions de codage de la protéine de  l’enveloppe, et  les régions de codage complet contre les séquences disponibles dans les bases de données: tous les arbres phylogénétiques ont montré la même topologie.

Il en ressort que les souches Suriname appartiennent au génotype asiatique, et semblent être plus étroitement liées à la souche qui circulait en Polynésie française en 2013, avec lesquels ils partagent respectivement plus de 99 · 7% et 99 · 9% de nucléotides et d’identités en amino-acides.

Cette propagation rapide des souches du virus ZIKA étroitement liée aux souches de la Polynésie française, avec des cas reportés dans plus d’un pays d’Amérique centrale et du sud, soulève une préoccupation croissante pour la santé publique. En plus, la fréquence accrue du syndrome de Guillain-Barré et des anomalies neurologiques congénitales notifiées par le ministère brésilien de la Santé, devrait  inciter à plus de collaboration dans les programmes de recherche pour évaluer les relations entre le ZIKA, et ces maladies auto-immunes et neurologiques.

B.H.S