VIH : une nouvelle méthode de protection

L’augmentation des cas de sida touche en priorité les femmes ; Pour des raisons physiologiques mais aussi socioculturelles, elles sont plus vulnérables à la contamination que les hommes. Face à cette situation, différentes structures  ont mis le préservatif féminin à l’honneur. Mais beaucoup reste à faire pour améliorer l’accès à ce moyen de prévention.

Une équipe de bio-ingénieurs de l’université de Washington (UW) a découvert une méthode efficace et rapide pour délivrer un médicament topique qui protègerait les femmes des infections du virus VIH.

Leur méthode consiste à introduire le médicament dans des fibres de soie. Ces dernières sont dissoutes rapidement lorsqu’elles sont en contact avec l’humidité, libérant ainsi des doses du médicament plus élevées qu’avec d’autres matériaux tels que les gels topiques ou les crèmes.

L’équipe de (UW) a créé les fibres douces en utilisant un processus appelé « électrofilature »   Ils ont d’abord dissous un polymère combiné avec un médicament, « le Maraviroc » (médicament anti HIV), et d’autres agents souvent utilisés dans les produits pharmaceutiques  permettant à un matériau de devenir rapidement soluble dans l’eau.

La substance sirupeuse est ensuite chargée avec un générateur à haute tension puis passe à travers une seringue. La charge électrique  en contact avec la surface de la substance forme une longue chaîne qui  s’enroule autour de cette substance puis elle est recueillie sur une surface électriquement mise à terre.

Par ailleurs, les médicaments anti-VIH tels que le « Maraviroc » prennent  un certain temps pour se dissoudre. En ajustant les ingrédients dans les fibres, les chercheurs ont réussi à dissoudre le médicament en un laps de temps d’environ six minutes.

Leurs recherches les a également  amené à examiner ces différents ingrédients pour allouer à la fibre  la plus forte concentration de médicament possible et une pénétration rapide dans le corps.

Les fibres filées électriquement ont une grande surface, ce qui a permis de créer des échantillons dans lesquels près de 30% de la masse était composé du médicament lui-même contrairement aux gels topiques, ou le médicament ne  constitue qu’environ 3% de la masse totale.

L’équipe de recherche explique que ces fibres pourraient être laminées en un applicateur de tampon pour l’insertion, ou construites en forme d’un anneau vaginal similaire à celui utilisé pour la contraception.

Le matériau peut accueillir différents médicaments anti-VIH et l’équipe continue à en tester plusieurs en vu d’une meilleure efficacité.

 

B.H.S