La prise de flavonoïdes et le risque de cancer de l’ovaire

Des chercheurs de l’université d’East Anglia au Royaume uni ont examiné les associations entre l’apport de six différentes sous-classes de flavonoïdes et le risque de développement d’un cancer de l’ovaire. Les résultats de leur étude ont été publiés dans « The american journal of clinical nutrition ».

171 940 participantes ont été assignées à cette étude, dont l’apport en six sous classes différentes de flavonoïdes (flavanones, flavonols, anthocyanes, flavan-3-ols, les flavones, et des flavonoïdes polymères) a été calculé à partir de questionnaires validés, sur la fréquence alimentaire recueillie des personnes inclues dans l’étude, et ce, tous les quatre ans.

Durant une période de 16 à 22 ans de suivi, 723 cas de cancer de l’ovaire ont été confirmés par des dossiers médicaux.

Dans les analyses ajustées communes, les flavonoïdes totaux n’ont pas été statistiquement associés à un risque de cancer de l’ovaire (HR pour le haut par rapport à le quintile inférieur: 0,85; IC à 95%: 0,66, 1,09; P-tendance = 0,17)

Toutefois, le risque de cancer de l’ovaire est légèrement plus faible chez les participantes aux taux les plus élevés  de flavonols et de flavanone contrairement à celles aux taux les plus bas, bien que le P-tendance n’était pas significatif étant estimé  respectivement à [RR: 0,76 (IC 95%: 0,59, 0,98; P -trend = 0,11) et 0,79 (IC à 95%: 0.63, 1.00; P = 0,26 tendance),

L’association pour la prise de flavanone a été plus forte pour les carcinomes séreux invasifs et les tumeurs peu différenciées (RH comparable: 0,68; IC 95%: 0,50, 0,92; P-hétérogénéité = 0,10, P = 0,07 tendance) par rapport aux carcinomes non séreux et les tumeurs moins agressives.

Les apports d’autres sous-classes n’étaient pas significativement associés au  risque de cancer de l’ovaire.

Par ailleurs dans les analyses fondées sur les aliments utilisés, la  comparaison entre les sujets qui consommaient plus d’une tasse de thé noir par jour par rapport  à ceux qui en consomment une seule ou n’en consomment pas du tout, a démontré que le  HR était de 0,68 (IC 95%: 0,51, 0,90; P, 0,01).

Ainsi des apports plus élevés de flavonols et flavanones et la consommation de thé noir peuvent être associés à un risque plus faible de cancer de l’ovaire. D’autres études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

 

B.H.S