Prostatectomie, analgésie et pronostic !

prostateLes méthodes utilisées pour l’anesthésie des patients avec cancer de la prostate et dans le contrôle de la douleur postopératoire peuvent affecter le pronostic à long terme. Ce sont les résultats annoncés par des chercheurs du Mayo Clinic.

Les opioïdes, des analgésiques souvent administrés en postopératoire, peuvent altérer les réponses du système immunitaire qui combattent les cellules cancéreuses. L’étude suggère que la supplémentation de l’anesthésie générale avec une analgésie spinale ou épidurale avant une prostatectomie radicale diminue le besoin en opioïdes en postopératoire. Cette découverte est aussi associée à plus faible risque de récurrence.

La capacité du système immunitaire à bien réagir est un élément très important dans les suites opératoires d’une chirurgie carcinologique. Cela est lié au risque de dissémination et d’expansion de cellules cancéreuses par la manipulation tumorale.

 

Le système immunitaire est négativement affecté par l’anesthésie générale, le stress lié à l’acte opératoire et l’usage systémique d’opioïdes pour l’analgésie postopératoire.

Les chercheurs ont analysés les dossiers des patients ayant eu une prostatectomie totale pour adénocarcinome de la prostate entre 1991 et 2005. La méthode d’anesthésie, d’analgésie, la récurrence du cancer, l’évolution au stade de métastase et le décès ont été étudiés.

Les chercheurs ont retrouvés une forte liaison entre les techniques minimalistes en matière d’analgésie par les opioïdes (une épidurale per-opératoire avec un opioïde long durée d’action comme la morphine) comme et la baisse de la progression tumorale et de la mortalité.

Etude publiée au British Journal of Anaesthesia

A.K