Prévenir la migraine : c’est possible

Près de 15% de la population adulte souffre de migraine et selon, l’Académie américaine de neurologie et la Société américaine des maux de tête, près de 38% des personnes migraineuses pourraient bénéficier de l’efficacité d’un traitement préventif contre la migraine mais seulement moins du tiers de ces sujets utiliseraient ces médications.

Dr. Lee Schwamm, vice-président du département de neurologie à l’Hôpital Général du Massachusetts, suggère que, bien que la migraine soit un problème intermittent et épisodique, le traitement doit être pris quotidiennement pour être efficace. Il précise, par ailleurs, qu’il a été montré qu’une bonne observance du traitement diminuait considérablement la fréquence et la sévérité de la migraine mais le caractère onéreux de certaines médications altère la bonne observance du traitement.

D’après les nouvelles « guidelines », les médicaments antiépileptiques et les bétabloquants figurent dans la liste des traitements préventifs de la migraine en diminuant la fréquence et l’intensité des crises. Ils sont à différencier des antalgiques (médicaments antidouleurs) dont le rôle est de réduire l’intensité de la douleur, une fois installée.

Les effets secondaires des antiépileptiques et des bétabloquants constitueraient aussi un obstacle à une utilisation correcte. En effet, les antiépileptiques sont source de somnolence et de perte de poids importants et les bétabloquants peuvent générer une diminution de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle et même parfois, un état dépressif et une dysfonction sexuelle.

Toutefois, bien dormir, manger sain et équilibré et faire de l’activité physique sont des stratégies efficaces pour prévenir la migraine légère mais insuffisantes pour les crises sévères.

Dr Schwamm insiste sur la nécessité de connaître les facteurs qui peuvent causer la crise migraineuse tel que le chocolat, la caféine et l’alcool et sur l’importance de noter, à chaque crise, les conditions de survenue de celle-ci comme la notion de faim, de manger tard, de stress, de colère, de sédentarité, d’activité importante, de fièvre, la sévérité et la durée de la crise… Pour la femme, il serait, également, bon de préciser le moment de l’apparition de la migraine par rapport au cycle menstruel.

 

E.K.L