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Prévalence des crises cardiaques «silencieuses»

Maladies

La cardiopathie ischémique est un problème de santé publique majeur, mais un nombre considérable d’infarctus du myocarde (crises cardiaques) restent souvent cliniquement indétectables.

Selon une étude américaine décrite ci-après, il est important de comprendre la prévalence, les facteurs de risque, et le pronostic d’apparition des crises cardiaques aux Etats Unis, et ce compte tenu du vieillissement de la population.

Généralement, chez les patients qui survivent à une crise cardiaque, les tissus contractiles normaux (ayant la propriété de se contracter) sont remplacés, dans un processus de réparation, par une fibrose (formation d’un excès de tissu conjonctif fibreux, cicatrice). Cette cicatrisation du myocarde engendre une fonction cardiaque anormale.

Aux Etats unis, la prévalence et les facteurs associés aux crises cardiaques sont méconnus, et les cicatrices n’ont pas été traitées dans le passé avec des méthodes modernes.

Une étude publiée récemment par le journal « JAMA », décrit les travaux de chercheurs du « National Institute of Biomedical Imaging and Bioengineering » qui ont examiné la prévalence de cicatrices myocardiques en utilisant la résonance magnétique cardiaque (CMR) considérée comme un outil de référence pour détecter la présence de cicatrice myocardique.

Les participants étaient multiethniques, âgés de 45 à 84 ans et exempts de maladie cardiovasculaire clinique (CVD) au début de l’étude en 2000-2002. Après 10 ans soit entre 2010-2012, les  participants au nombre de 1.840  dont  52 pour cent d’hommes et d’âge moyen 68 ans, ont subi une imagerie CMR avec gadolinium pour détecter d’éventuels cicatrices myocardiques. Les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et le score de calcium des artères coronaires (CAC)  ont été aussi mesurés au début de l’étude et 10 ans après.

L’analyse de  ces examens a démontré que la prévalence globale de cicatrices myocardiques par CMR était de 7,9 pour cent (soit 146 sur 1840). La prévalence de cicatrices myocardiques non décelées auparavant était de 6,2 pour cent, alors que 1,7 pour cent  avaient une crise cardiaque cliniquement  détectée.

78 pour cent (114 sur 146) des cicatrices myocardiques n’ont pas  été reconnues auparavant que ce soit par évaluation clinique ou par électrocardiographie (ECG).

Les hommes avaient une prévalence de  cicatrice du myocarde plus élevée que celle des femmes (12,9 pour cent contre 2,5 pour cent).

Des facteurs de risque individuels tels que l’âge, le sexe masculin, l’indice de masse corporelle, le tabagisme, et l’utilisation des médicaments antihypertenseurs au début de l’étude, sont associés à de plus grands risques de cicatrice myocardique.

 

B.H.S

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