Métastases cutanées : Une thérapie combinée pour un meilleur résultat

Metastases-cutanees-sante-tunisieDirigée par Manual Maverakis de l’UC Davis Département de dermatologie, une étude du « journal of the American Academy of Dermatology »  vient de montrer que l’interleukine (IL) -2 combiné avec l’Imiquimod, médicament qui modifie la réponse immunitaire et un rétinoïde par voie topique chez les patients avec métastases cutanées est une option thérapeutique prometteuse.

Rappelons que parmi  les patients atteints de mélanome localement avancé, 10 pour cent environ développent des métastases cutanées en transit, qui procurent une espérance de vie de  5 ans estimée entre  environ 18% à 60%.

Pour l’étude en question, les chercheurs ont fait une analyse rétrospective de 11 patients dont la moyenne d’âge était de 69 ans et dont la majorité  (8 sur 10) était au stade III de métastase cutanée en transit, avec ou sans ganglion sentinelle positif, les 3 autres patients étaient au stade IV.

Ces patients avaient été suivis par le service de dermatologie entre 2006 et 2015; la plupart d’entre eux avaient une ou plusieurs maladies chroniques, 64 pour cent avaient une maladie cardiovasculaire. Dix des 11 patients avaient subi des récidives de la maladie après la chirurgie, et plusieurs avaient échoué aux traitements non-chirurgicaux avant de commencer la thérapie combiné avec (IL)-2.

La Solution d’IL-2 a été préparée en dissolvant la poudre aldesleukine (contenant 22 millions UI d’IL-2 et une solution tampon) dans 1,2 ml de solution saline stérile. Les patients ont reçu une dose de test entre 3 et 7 millions d’UI, puis 15-22 millions UI toutes les deux semaines. Le traitement a été poursuivi pendant 4 à 6 semaines en fonction de la tolérance du patient au traitement et de la réponse clinique.

Tous les patients ont également été traités avec Imiquimod topique et une crème rétinoïde, 0,1% tazarotène.

Les résultats indiquent que tous les patients ont obtenu, un à trois mois après le début de la thérapie à base d’IL-2 intra lésionnel, une réponse clinique complète des lésions traitées. Deux ans après, 82 pour cent des patients étaient encore en vie, sept étaient en vie à l’issue de l’étude, sans récidive et les cinq autres patients sont décédés de causes non liées au mélanome.

B.H.S