MERS-CoV : saga du virus mortel du Moyen-Orient

Pneumonie-atypique-sante-tunisieLe coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ou Middle East Respiratory Syndrome CoronaVirus (MERS-CoV) est une nouvelle souche de coronavirus hautement pathogène découverte en 2012 par le virologiste égyptien Ali Mohamed Zaki au laboratoire de virologie de l’Hôpital Soliman Fakeeh de Jeddah en Arabie Saoudite. Ce dernier a en effet diagnostiqué le « patient zéro » du virus, un saoudien de 60 ans souffrant d’une insuffisance rénale et de symptômes respiratoires sévères qui ont rapidement évolués vers une pneumonie aiguë, entrainant ainsi sa mort en 11 jours.

D’après le bulletin d’information sur les flambées épidémiques, daté du 23 juillet 2014, l’OMS a recensé 837 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV et au moins 291 décès associés, avec une prédominance des infections en Arabie Saoudite.

Le MERS-CoV fait parti de la famille des coronavirus responsables de plusieurs maladies bénignes, mais c’est sa parenté avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) caractérisé par des symptômes pseudogrippaux plus graves pouvant entrainer la mort et surtout les souvenirs de ses ravages lors de l’épidémie de 2003, qui a créé la panique.

La chauve-souris a été identifiée comme un réservoir pour le MERS-CoV, même si le contact entre l’homme et la chauve-souris est minimaliste en Arabie Saoudite, ce qui a motivé les chercheurs à trouver un autre réservoir pour le virus. Le suspect a été identifié et l’hypothèse la plus vraisemblable est que la présence du MERS-CoV résulte d’une transmission répétée inter-espèces. Le dromadaire pourrait être un hôte intermédiaire entre les chauves-souris et l’homme.

Même si le MERS-CoV n’a pas encore atteint l’état d’urgence à l’échelle mondiale, le risque reste cependant élevé principalement en raison des mouvements de masse entre les pays arabes, en particulier l’Arabie Saoudite,  principal lieu de pèlerinage (Hadj et Umrah), et le reste du monde musulman.

K.L