Même le cancer n’échappe pas a un IMC élevé

imc-elevee-sante-tunisieEn 2012, 3,6% de tous les nouveaux cas de cancer chez l’adulte, seraient attribuables à une forte valeur de l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Ce sont du moins les résultats d’une nouvelle étude, publiée dans la revue The Lancet Oncology, qui pointent encore une fois de plus l’IMC supérieur ou égal à 25 (on parle de surpoids si l’IMC est strictement inférieur à 30 et d’obésité si l’IMC est supérieur ou égal à 30) en tant que facteur de risque de maladies. Cette étude, menée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de Lyon en France et qui dépend de l’OMS, a mesuré la fraction attribuable dans la population (FAP) en utilisant les risques relatifs et l’IMC estimé chez des adultes, selon l’âge, le sexe et le pays. Plus précisément, en supposant qu’il existe un décalage d’une période de 10 ans entre un Indice de Masse Corporelle (IMC) élevé et l’apparition d’un cancer, le Dr Melina Arnold et son équipe, ont calculé la FAP en utilisant les valeurs d’IMC de l’année 2002 d’adultes âgés de 30 ans et plus pour estimer le nombre de nouveaux cas de cancer attribuables à un IMC élevé, le fameux 3,6% du début, qui correspond à 481 000 cas.

Si on s’intéresse au niveau de développement des pays, l’étude a montré que les cancers dus à la surcharge pondérale et à l’obésité, sont actuellement beaucoup plus fréquents dans les pays développés (393 000 cas, 5,2% de tous les nouveaux cas de cancer) que dans les pays en voie de développement (88 000 cas, 1,5% de tous les nouveaux cas de cancer). L’Amérique du Nord a été trouvé la région la plus touchée, avec environ 111 000 cancers liés à l’obésité en 2012, ce qui représente à peu prés le quart des cancers liés à un IMC élevé dans le monde.

Cette étude montre l’importance de la réduction du nombre de personne vivant avec un IMC élevé, surtout dans les pays en voie de développement où des effets similaires commencent à être visibles. L’étude a aussi mis en évidence une plus grande proportion de cancers liés à l’obésité chez les femmes par rapport aux hommes.

K.L