Le Liquide céphalorachidien, un composant vital du système nerveux

20930-22804-image liquide-chidienLe système nerveux de l’être humain est ce qu’il y a de plus complexe et de plus délicat, mais parmi les composants les plus méconnus de ce système, on citera le Liquide céphalo-rachidien, plus communément appelé par les initiales « LCR ».

Où se situe ce liquide ? Quel rôle joue t-il ? Et que se passe t-il s’il est touché ? Autant de questions auxquelles il faudrait répondre pour mieux connaître les tenants et les aboutissants de cette substance hautement vitale.

 

Le liquide céphalo-rachidien est contenu dans le système nerveux central, plus précisément dans les deux zones anatomiques bien distinctes, en l’occurrence les méninges et dans les cavités centrales du cerveau. En effet, il est à la fois au centre du système nerveux, dans la cavité centrale du système nerveux, et à sa périphérie dans l’espace sous-arachnoïdien des méninges.

Fabriqué par les cellules des plexus choroïdes situés dans les cavités centrales du cerveau, il remonte jusqu’au tronc cérébral qu’il baigne, puis jusqu’aux hémisphères cérébraux. Les deux parties du cerveau baignent donc dans le LCR qui forme des lacs aux nombreux replis.

Jouant deux rôles essentiels dits « protecteur » et « amortisseur », le LCR contient, d’abord, la colonne de liquide céphalorachidien (LCR) qui circule en son centre et constitue, de ce fait, une sorte de mât et d’armature centrale qui permet aux structures molles que représentent les hémisphères cérébraux, le cervelet , le tronc cérébral et la moelle épinière, de résister à la pesanteur.

Ainsi, tout en participant à la nutrition du tissu nerveux, le LCR maintient le système nerveux central dans un environnement physique et chimique constant.

Ensuite, le liquide céphalo-rachidien permet un maintien extérieur grâce aux méninges où il circule, et une protection mécanique contre l’os par lequel il est contenu. C’est justement son rôle d’amortisseur.

Il est à noter que le liquide céphalorachidien est de couleur clair (transparent) et sa composition est relativement constante. Toute variation importante peut être l’indice d’une pathologie et l’analyse du liquide céphalorachidien peut donner des informations diagnostiques. Le prélèvement de LCR est généralement réalisé dans la région lombaire basse.

Et toute découverte de sang dans le LCR peut constituer un indice d’une hémorragie méningée. Quant à la mise en évidence de cellules inflammatoires, elle peut signifier l’atteinte d’une méningite bactérienne ou virale. L’existence de cellules malignes peut orienter vers une pathologie tumorale.

 

N.H