L’état de santé dans le monde arabe

sante-dans-le-monde-arabe-sante-tunisieGéographiquement, le monde arabe comprend 22 pays membres de la ligue des états arabes ; chaque pays dispose d’un ensemble de caractéristiques historiques, géopolitiques, sociales, culturelles et économiques qui déterminent ses systèmes de santé publique et la prise en charge des maladies  prépondérantes.

Une évaluation des différents systèmes de santé publique de ces différents pays  a été publiée dans la revue « the Lancet », et dont l’objectif était d’examiner la charge des maladies et des blessures dans le monde  arabe en 1990, 2005, et 2010 en utilisant des données de la prise en charge mondiale des maladies (« the Global Burden of Diseases, Injuries »).

Pour se faire, les 22 pays de la ligue arabe on été divisés en trois catégories, et ce, en fonction de leur revenu national brut : pays à faible revenu (les iles Comores, Djibouti, la Mauritanie, le Yémen, et la Somalie), les pays a revenu intermédiaire Algérie, Egypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, la Palestine, le Soudan, la Syrie et la Tunisie), et pays à revenu élevé (PRE; Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, et les Emirats Arabes Unis).

Pour chaque pays et chaque groupe de revenu, on procéda à une estimation des causes de décès, des durées de vie corrigées des incapacités (disability-adjusted life years)(DALY),  des facteurs de risque, les années de vie vécues avec un handicap (AVI), les années de vie perdues en raison de la mortalité prématurée (AVP), et de l’espérance de vie par âge et par sexe pour 1990, 2005, et 2010.

Les résultats ont montré que la Cardiopathie ischémique était la principale cause de décès dans le monde arabe en 2010 (responsable de 14.3% de décès), remplaçant les infections des voies respiratoires inférieures, qui en étaient la principale cause en 1990 (11 %).

Les Infections des voies respiratoires inférieures ont contribué à la plus forte proportion de facteurs de risque (6 · 0%), chez les femmes (6 · 1%), alors que la cardiopathie ischémique l’était chez les hommes (6 · 0%).

La durée de viedus aux maladies non transmissibles (les troubles mentaux tels que la dépression et l’anxiété, troubles musculo-squelettiques, y compris douleurs au bas du dos et les douleurs au cou, le diabète et la cirrhose) ont augmenté depuis 1990.

Le trouble dépressif majeur a été classé d’abord comme une cause de AVI en 1990, 2005, et 2010, et les infections des voies respiratoires inférieures sont restées la principale cause de mort prématurée en 2010 (9 · 2%).

Le fardeau du VIH / sida a également augmenté sensiblement, dans les pays a revenu élevé et dans les pays a revenu intermédiaire ;  les blessures de la route ont continué à occuper une place importante en tant que cause de décès, en particulier dans les pays à revenu élevé. Les décès dus  à la réduction de l’allaitement maternel ont diminué, passant de la sixième place en 1990 à la dixième place en 2010, et l’insuffisance pondérale infantile a aussi diminué passant de la cinquième à la 11eme place.

La prise en charge des maladies dans les pays arabes est un véritable « challenge » sur le plan des ressources humaines et financières parce que beaucoup de ces pays sont actuellement  confrontés aux maladies infectieuses et aux maladies non transmissibles en même temps.

Une feuille de route pour la santé dans le monde arabe est ainsi indispensable.

B.H.S