Les médecins, en colère, rejettent les mesures les concernant dans la Loi de finances 2016

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Les médecins et médecins dentaires ont tenu, samedi 26 décembre 2015, une réunion sous l’égide du Conseil de l’Ordre des Médecins et du Conseil national de l’Ordre des Médecins dentaires, et organisée par le Syndicat tunisien des médecins du secteur privé, l’Union des médecins spécialistes de Libre pratique et le Syndicat tunisien des médecins dentaires  de Libre pratique.

La réunion a permis d’examiner un certain nombre de points, en l’occurrence la Loi de finances  2016, le Code de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les agressions répétées contre les médecins

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Après avoir passé en revue toutes ces questions les participant à cette assemblée générale ont annoncé une série de mesures, dont notamment :

  • Ils expriment leur colère et déplorent la prise de décisions importantes par les autorités au pouvoir sans consulter les structures médicales légales et dénoncent la campagne orchestrée contre les médecins et mettent en garde contre ses conséquences désastreuses sur les prestations sanitaires dans les deux secteurs, public et privé.

  • Ils réaffirment leur respect face au devoir fiscal considéré comme étant une devoir patriotique dont ils s’acquittent volontairement

  • Ils réclament la suppression de la TVA sur la maladie, un procédé qui n’existe dans les autres pays du monde, sachant que la médecine ne revêt aucun caractère commercial.

  • Ils rejettent le contenu de l’article 19 de la Loi de finances 2016 obligeant les pratiquants à établie les notes de frais d’honoraires avec des factures numérotées, ce qui constitue une atteinte grave au Code des devoirs du médecin et à la Loi 21 – 91 portant organisation de la profession de la médecine et de la médecine dentaire.

  • Ils réclament au président de la République au président de l’Assemblée des représentant du peuple et au chef du gouvernement ‘intervenir rapidement pour la suppression de ces mesure afin d’éviter une aggravation de la situation, et ce avant la fin du mois de janvier 2016.

  • Ils affirment qu’ils sont disposés à recourir à toutes les formes de militantisme dont les sit-in et les grèves pour défendre les revendications légitimes.

  • Ils réclament la participation des représentants du secteur médical dans toutes les questions touchant au secteur de la santé en Tunisie.

N.H

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