Les amygdales ou tonsilles : une arme à double tranchant

Les amygdales ou tonsilles : une arme à double tranchant

Il y a différents types d’amygdales mais les plus connues sont les amygdales palatines. Ces dernières sont situées de part et d’autre de la luette, l’appendice qu’on voit pendre au fond de la bouche. Les amygdales linguales sont disposées de part et d’autre de la langue. Les amygdales vélo palatines situées en arrière du palais, les amygdales tubaires qu’on trouve à l’entrée de la trompe d’Eustache (le canal qui fait communiquer les cavités du nez avec l’oreille) et enfin les amygdales pharyngées localisées à l’arrière du nez. Ce sont ces amygdales pharyngées appelées aussi végétations adénoïdes.

Les amygdales sont des organes lymphoïdes. Elles représentent la première ligne de défense contre les germes qui s’attaquent à la sphère O.R.L. Elles produisent des cellules appelées lymphocytes qui vont s’attaquer aux agents infectieux en vue de les éliminer.

 

Pourquoi sommes-nous parfois obligés de les enlever ?

Protégé jusqu’à l’âge de 6 mois par les cellules immunitaires de sa mère, le nourrisson est dans l’obligation, passé cet âge, de développer son propre système immunitaire. Bien entendu, ce système se développera peu à peu avec les contacts répétés de l’enfant avec les agents pathogènes. Ces contacts successifs entraîneront une augmentation du volume des amygdales, une augmentation qui est considérée physiologique. Les amygdales retrouvent leur taille normale entre deux épisodes infectieux.

Mais, en cas d’infections fréquentes et rapprochées ou si l’infection dure anormalement longtemps, l’hypertrophie amygdalienne persiste, l’inflammation perdure et les amygdales deviennent un véritable gîte pour bactéries. Il est systématique de rechercher un facteur favorisant pour ces infections à répétition telles qu’une allergie, un déficit immunitaire, un reflux gastro-oesophagien ou encore un tabagisme passif.

Chez les enfants, si les amygdales sont source d’obstruction nasale ou le siège d’une infection chronique, leur ablation est inévitable. En l’absence d’intervention, ces enfants vont être enrhumés en permanence et seront dans l’obligation de respirer par la bouche ce qui est nocif pour la croissance de la face.

Chez l’adulte, c’est un autre cas de figure car si la symptomatologie est la même que celle de l’enfant (obstruction ou état infectieux), la cause est toute autre. On recherchera surtout un éventuel processus tumoral.

L’ablation des amygdales appelée aussi amygdalectomie n’a pas d’impact sur la qualité des défenses immunitaires car les cellules impliquées dans ces défenses sont produites ailleurs que dans les amygdales.

 

E.K.L