Le virus du Nil, une épidémie qui s’accroche, mais sous contrôle

moustique-virus-Nil-tunisie -de-la-santeL’infection par le virus West Nile (VWN), également appelé virus du Nil occidental, est une zoonose connue en France depuis les années 1960 et dont la diffusion à l’échelle de la planète s’est modifiée récemment.

Le virus West Nile infecte l’homme accidentellement, essentiellement par piqûre de moustique infecté, mais l’infection peut être transmise par l’intermédiaire de certains produits de santé d’origine humaine.

Les moustiques vecteurs s’infectent en piquant des oiseaux eux-mêmes infectés. Ils peuvent contaminer, par piqûre, l’homme et les herbivores domestiques comme le cheval. Le cheval et l’homme qui représentent la fin de la contamination car ils ne sont pas transmetteurs.

Le virus West Nile se caractérise par l’apparition d’infection aiguë chez l’homme, pour laquelle la présence du virus dans le sang ou virémie est brève

Le risque de transmission transfusionnelle de ce virus est donc étroitement lié au risque de prélever un donneur pendant la période de virémie alors qu’il ne présente par ailleurs aucun signe clinique d’infection qui l’exclurait du don au moment de la sélection clinique (donneur asymptomatique virémique).

Les donneurs asymptomatiques et potentiellement virémiques sont ceux qui résident ou ont séjourné récemment dans une zone où des cas humains surviennent. En conséquence, il faut à la fois tenir compte des alertes issues de la surveillance métropolitaine mais le cas échéant, également des cas humains survenus dans les autres pays où le virus West Nile circule.

La durée d’incubation est de 2 à 15 jours (21 jours pour les contaminations transfusionnelles). L’infection passe la plupart du temps inaperçue : 80% des infections humaines à VWN sont asymptomatiques. Dans les autres cas, la maladie se présente sous forme d’un syndrome de type grippal avec une fièvre, des maux de tête, des courbatures. Dans des cas exceptionnels (un cas sur 150), la maladie se présente sous une forme sévère et se traduit par des manifestations neurologiques, principalement décrites chez des sujets âgés. La mortalité a été évaluée à 2% des infections.

Le traitement est symptomatique pour les syndromes pseudo grippaux. Pour les méningo-encéphalites, il repose sur une prise en charge hospitalière avec traitement symptomatique en service de réanimation si besoin.

En cas de circulation du virus West Nile, les mesures de protection individuelle revêtent une importance majeure dans la réduction du risque de transmission du virus, en l’absence de moyens permettant d’éradiquer totalement ce risque. On citera entre autres :

-port de vêtements adéquats, amples et longs,

-utilisation de répulsifs cutanés,

-vérification de l’étanchéité des portes et fenêtres,

-utilisation de moustiquaires, de préférence imprégnées : moustiquaires de lit, de porte ou de fenêtre, (en particulier moustiquaire de berceau)

-imprégnations de tissus : rideaux, vêtements,

-autres mesures complémentaires d’appoint, tel que la destruction des gites larvaires à proximité et dans les habitations,

-limitation des activités en extérieur aux heures où les moustiques sont les plus actifs.

N.H