Le nez : composition et fonctionnements

nez-sante-tunisie-femme-bebeUn des sens vitaux qui fait épicer notre vie quotidienne et lui donne un sens concret est celui de l’olfaction, communément appelé l’odorat qui permet de contrôler l’air inspiré, sauf, bien entendu, certains matériaux parfaitement inodores dont notamment l’oxyde de carbone.

 

Et comme la plupart des autres sens, il y a un organe bien spécifique, le nez dans le cas d’espèce, qui l’assure. Et l’odorat, qui joue un rôle majeur dans la gustation, dans le sens où les aliments sont plus sentis que véritablement goûtés, est très variable d’une personne à l’autre et selon les circonstances. On sait, ainsi par exemple, qu’il est augmenté lors de la grossesse et avant les règles et diminué chez le fumeur ou avec la prise de certains médicaments.

 

Voyons, alors, d’un peu plus près cet organe qu’est le nez afin de mieux cerner son anatomie et ses fonctions.

 

Le nez est un organe creux avec un squelette externe contenant un espace vide. A noter que même si le nez ressemble à une structure qui contient des lignes fluides et continues, il est composé de nombreuses structures distinctes qui doivent s’agencer ensemble d’une manière très particulière, de façon à créer ces lignes.

 

Le nez est composé d’un squelette couvert d’une enveloppe de tissus mous et de peau. Le squelette est composé de plusieurs os et cartilages ayant des formes différentes, liés ensemble. Un autre élément très important du squelette est la cloison nasale qui se trouve à l’intérieur du nez. Cette cloison est une paroi verticale qui sépare les deux narines.

Les deux fosses nasales communiquent à l’avant avec l’extérieur par les deux orifices des narines et, à l’arrière avec le rhinopharynx, l’extrémité supérieure du pharynx, grâce aux deux choanes. Elles sont divisées par une fine cloison, dite nasale, essentiellement cartilagineuse et tapissée par une muqueuse, qui est dénommée pituitaire dans leur partie supérieure et englobe de nombreuses cellules sensibles aux odeurs.

 

Comment ça fonctionne ?

Si l’être humain peut différencier trois mille odeurs, c’est parce que quelque cinq millions de récepteurs olfactifs sont concentrés au sein des 6 cm2 de muqueuse recouvrant le plafond des fosses nasales. Captées à ce niveau, les odeurs sont transmises par des milliers de fibres nerveuses jusqu’au bulbe olfactif. Située immédiatement au dessus des fosses nasales, cette petite structure sert de relais avant que d’autres fibres transportent à leur tour le message sensoriel vers le cortex temporal sur les côtés du cerveau. Après décodage de l’information, l’odeur est enfin perçue.

 

Le nez possède bien d’autres fonctions, dont notamment celle, essentielle, d’aider à respirer. En effet, le nez constitue la première partie des voies respiratoires. L’air, que nous inspirons grâce à nos poumons, pénètre par les narines dans la partie antérieure des fosses nasales, deux cavités qui communiquent aussi par l’arrière avec le pharynx. A l’intérieur de ces fosses, l’air froid du dehors est réchauffé et humidifié.

 

Ce n’est pas tout. Une autre fonction du nez n’est pas bien connue. Il intervient, dans la production de la voix et de la parole. En effet, le nez se comporte comme une caisse de résonance au cours de l’émission des sons.

 

Bon à savoir que tout ce processus pathologique, qu’il soit bénin ou plus grave, pourra contribuer à altérer l’intégrité de ces trois fonctions à savoir l’olfaction, la respiration et la phonation. D’où les perturbations ressentis dès que l’on a un simple rhume qui nous empêche, alors de sentir, outre le fait qu’on respire et dort mal.

 

M.B.H

 

{gallery}/sante/nez{/gallery}