Le mercure, lié aux maladies auto immunes chez les femmes

mercure-maladie-auto-immune-femmeLe mercure est un métal naturellement présent sous différentes formes. Il s’associe dans notre environnement avec d’autres éléments pour créer des composés organiques et inorganiques qui ingérés à des taux élevés pourraient endommager la santé humaine.

En effet, lorsque le mercure pénètre la mer ou le sol, par exemple, des organismes microscopiques peuvent le convertir en un composé organique appelé méthyle-mercure. Renfermé dans certains poissons ou crustacés et même dans les amalgames dentaires, ce composé est réputé  nocif pour le système nerveux, et particulièrement pour le développement du fœtus.

Ainsi l’exposition à des niveaux élevés de mercure  est associée à de graves dommages de la santé humaine. Mais voila qu’une étude récente dont les résultats ont été  publiés dans la revueEnvironment Health Perspectives vient de démontrer que même à des doses considérées sans danger, le mercure peut être un facteur de risque d’apparition de maladies auto immunes chez les femmes en âge de procréer. Ces maladies comprennent la sclérose en plaque, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde.

Cette étude a été menée par une équipe de chercheurs de l’université de Michigan, qui ont évalué les niveaux de mercure présents dans le corps de  1352 femmes agées de 16 à 49 ans de la cohorte américaine NHANES (National Health And Nutrition Examination Survey) et ce  en analysant leurs cheveux  et en procédant à des analyses de sang.

Ils ont constaté que plus le niveau de mercure chez ces femmes était élevé, plus les niveaux d’anticorps l’étaient aussi.

Les anticorps sont les protéines caractéristiques des maladies auto immunes, ils sont fabriqués lorsque le système immunitaire est incapable de distinguer les tissus sains et les cellules potentiellement dangereuses. Ces anticorps sont souvent des signes précurseurs de futures maladies autoimmunes

Les résultats ont bien montré que ce risque est présent même à de faibles niveaux d’imprégnation (moins de 1 microgramme par litre de sang), généralement considérés comme sans danger pour l’organisme.

Notons par ailleurs,  que  selon “ the American Autoimmune Related Disease Association”   environ 50 millions d’américains US vivent avec une maladie auto immune. Parmi eux plus de 75% sont des femmes. Les femmes sont donc trois fois plus susceptibles que les hommes pour developper ce type de maladies.

Pour ces raisons « the Food and Drug Administration »  aux USA recommande aux femmes enceintes  de ne pas consommer plus de 340 g par semaine  de poisson à faible constituant de mercure comme le saumon, les crevettes  et le thon soit l’ équivalent  de deux à trois portions par semaine.

B.H.S