Le cancer de l’ovaire : bientôt le mystère levé !

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Un nouveau test sanguin pour le dépistage du cancer de l’ovaire à un stade précoce vient d’être proposé par une équipe de chercheurs américains dirigée par le Dr Karen Lu, professeur en gynécologie oncologie à l’Université du Texas.

 

Ce test sanguin a été essayé auprès de 4000 femmes sur une période de plus de 11 ans. Ces femmes avaient eu un dosage annuel d’une protéine appelée CA-125, laquelle protéine est produite par la majorité des tumeurs ovariennes. Il était convenu que les femmes dont les taux de CA-125 avaient brusquement augmenté seraient adressées à un gynécologue pour un examen plus approfondi et une échographie.

Suite aux résultats de l’échographie, 10 femmes avaient été opérées dont 4 avaient un cancer ovarien à un stade précoce, 5 avaient des tumeurs ovariennes bénignes ou ayant un potentiel de malignité bas et une femme souffrait d’un cancer de l’endomètre (utérin).

Cette étude suggère que le test a une spécificité de 99,9% ce qui signifie que seuls 0,1% des personnes saints pourraient être considérés comme des faux positifs. Seules deux femmes avaient un cancer ovarien non détecté par ce test mais ces cancers avaient un bas potentiel de malignité.

Des enquêtes antérieures ont cherché à déterminer si la mesure des niveaux du CA-125 peut être un moyen efficace pour dépister le cancer de l’ovaire, mais trop souvent, le test n’a pas été jugé suffisamment sensible pour détecter tous les cas de la maladie.

 

La nouvelle stratégie est différente car elle permet de suivre les changements des taux du CA-125 de chaque femme au lieu d’en faire un seul dosage qui pourrait être considéré comme élevé, en se basant sur la moyenne de l’ensemble de la population. Il s’agit d’un dosage plus personnalisé qui intègre également l’âge.

Selon Dr Lu «Pour que cette méthode puisse devenir un test de dépistage, elle doit montrer que dans un grand groupe de femmes qui ont fait le dépistage, il y a eu moins de décès dus au cancer de l’ovaire par rapport à un autre groupe qui ne s’est pas fait dépister. »

 

Les chercheurs attendent les résultats d’une étude plus randomisée menée actuellement au Royaume-Uni et qui utilise la même stratégie de dépistage. Les résultats sont prévus pour 2015.

Journal de référence : Cancer

 

E.K.L