L’abcès, un mal anodin, mais à bien soigner

Qui de nous n’a pas été atteint, un jour où l’autre d’un abcès. Et généralement on y accorde peu d’importance. On se contente des soins élémentaires avec des produits puisés dans la boîte à pharmacie de la maison ou, à la limite, en faisant appel à son pharmacien.

 

Et c’est vraiment dans las cas extrêmes, après avoir tout essayé sans résultats tangibles, que l’on se décide à se rendre chez le médecin. Or, des fois, cela risque d’être assez tard puisque la situation pourrait exiger le recours à une petite intervention. Mais voyons d’abord, ce qu’est un abcès…

 

Un abcès est un amas de pus, une poche d’infection profonde et volumineuse qui se forme sous la peau, dans n’importe quelle partie du corps. Il est presque toujours douloureux. Des ganglions peuvent apparaître dans la région qui draine l’abcès.

On reconnaît, toutefois, deux sortes d’abcès consécutifs à une injection : les abcès d’origine infectieuse, provoqués par des bactéries qui pénètrent sous la peau, à cause de conditions d’hygiène insuffisantes.

Et il y a les abcès causés par un corps étranger, sortes de particules d’excipients insolubles, de poils ou encore de fibres de coton. Les uns, généralement mous, chauds et douloureux, ont tendance à gonfler et à suppurer abondamment, tandis que les autres forment plutôt une boule dure et moins chaude qui se transforme en kyste.

Cette distinction est loin d’être étanche dans le sens où la plupart des abcès, dus à un corps étranger, s’infectent et se mettent à suppurer allant jusqu’à causer une gangrène des tissus.

 

A quoi est dû un abcès ?

L’apparition d’un abcès peut être favorisée par la chaleur, la macération et les frottements. Un abcès peut être également le résultat d’une surinfection : boutons grattés, plaies non nettoyées, kyste préexistant ou à la suite d’une écorchure non soignée.

L’abcès
L’abcès, un mal anodin, mais à bien soigner

 

Comment les reconnaître et comment le traiter ?

L’usage massif d’agent acide (citron etc.) depuis quelques années fait qu’on s’aperçoit vite – à la douleur cuisante – qu’on a « tapé à côté » et qu’un abcès est à craindre. Dans tous les cas, celui-ci se manifeste au bout de quelques heures par une rougeur enflée, chaude et douloureuse au point d’injection. Il continue d’enfler jusqu’à atteindre parfois la taille d’une balle de ping-pong. Dans les cas extrêmes, surtout ceux qui ne sont pas soignés à temps, c’est tout le membre concerné qui peut enfler démesurément, causant des élancements insupportables et une forte fièvre. A ce stade, la seule solution est le service des urgences de l’hôpital

 

Pour ne pas en arriver là, le mieux est de prévenir le risque d’abcès aussitôt après une injection ratée, en scotchant sur le point d’injection une compresse imbibée d’Hexomédine transcutanée qu’on changera deux fois par jour jusqu’à résorption de l’enflure.

Pour un abcès déjà formé, après une durée de 48 h ou plus, gonflé et douloureux, d’une sale couleur rouge violacée, une seule solution s’impose, à savoir celle de se rendre chez un médecin. Selon le degré d’évolution de l’abcès, le praticien peut, alors, soit  prescrire un traitement à base d’antibiotiques (contre l’infection), d’applications de poches de glace et de compresses d’Hexomédine, soit inciser et drainer l’abcès. Il s’agit d’une petite opération, certes désagréable mais anodine et, généralement, sans douleur.

 

Même chose en cas d’éclosion spontanée de l’abcès. Il faut nettoyer l’essentiel du pus, coller un pansement alcoolisé avant de faire drainer le reste !

Bon à savoir, enfin, tant que l’abcès n’est pas mûr, le pus ne peut être évacué. Car, le triturer ne sert qu’à entraîner d’éventuelles complications. Il faut être, donc, patient en procédant à une simple désinfection de la zone atteinte à l’aide d’un antiseptique, sachant que la maturation peut être accélérée par l’application de compresses chaudes.

Toutefois, si l’abcès s’accompagne de fièvre, s’il s’étend en profondeur ou en surface, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin.

 

H.N