La varicocèle, une pathologie atteignant les testicules, mais souvent bénigne

varicocele-sante-tunisie-urologie-arteriographie-pelvisLa varicocèle est une pathologie assez fréquente mais peu connue du grand public. Elle atteint au moins 15 % des hommes pubères, 35 % des hommes présentant une infertilité primaire et 75 % de ceux présentant une infertilité secondaire. Mais voyons, d’abord de quoi il s’agit, quelle évolution peut-elle avoir et quel traitement pet en venir à bout ?

 

La varicocèle est une sorte de dilatation des veines du cordon spermatique, situées dans les testicules de l’homme. Il survient dans la grande majorité des cas à gauche et se présente sous la forme d’une masse molle, non douloureuse, située au dessus du testicule. Elle est, généralement, provoquée par des lésions veineuses ressemblant à celles des varices des membres inférieurs.

 

A souligner, toutefois, que la varicocèle est le plus souvent une pathologie bénigne sans gravité. Mais, dans certains cas rares, elle résulte de la conséquence d’un obstacle à la circulation de retour du sang veineux spermatique, le plus souvent provoqué par une tumeur.

 

Quant aux causes à l’origine de cette pathologie, elles découlent de la dilatation de la veine, elle-même, provoquée par un dysfonctionnement des valves situées dans les veines.

 

D’autre part, et si la varicocèle n’entraine, généralement, aucune manifestation, il n’en demeure pas moins qu’elle peut provoquer, parfois, des douleurs du scrotum, une augmentation de volume du testicule atteint, des tiraillements et des pesanteurs de la testicule atteinte survenant souvent en fin de journée et qui peuvent être accentués lorsqu’il fait chaud.

D’autres conséquences sont à prévoir, dont notamment une atrophie du testicule atteint chez les adolescents, voire des troubles de la stérilité masculine.

 

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En effet, la présence d’une varicocèle peut être responsable d’une anomalie de la fertilité masculine dans la mesure où les spermatozoïdes peuvent devenir moins nombreux tout en présentant une diminution de leur mobilité.

 

D’ailleurs, selon les statistiques françaises, la varicocèle pourrait être responsable de 30% des problèmes de fertilité rencontrés chez les couples.

 

Pour le traitement, surtout en cas d’hypofertilité ou d’infertilité, le patient doit être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire associant le gynécologue, l’urologue, le radiologue et, bien entendu, tous les médecins intervenant dans les procédures d’assistance médicale à la procréation.

 

Devant toute infertilité, un arrêt du tabac et des autres toxiques inhalés, parallèlement à la prise en charge de la varicocèle est nécessaire.

 

Toutefois, la décision finale de traitement de la varicocèle asymptomatique dans le cadre de l’infertilité revient au patient qui doit être, mis au courant, au préalable, sur les bénéfices à attendre de cette prise en charge et sur les risques respectifs des différentes possibilités thérapeutiques.

 

M.B.H